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Je vous ai manqué ? [PV Ithilion]

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Ithilion


Chevalier Ailé (Ithilion)
Ithilion

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MessageSujet: Re: Je vous ai manqué ? [PV Ithilion]   Je vous ai manqué ? [PV Ithilion] - Page 2 EmptySam 30 Nov - 12:33

Cécil apparut comme un véritable oiseau de proie nocturne. Ses yeux fixèrent sa victime prise au piège sans le moindre cillement. Sa posture, son ton posé mais glaciale, tout clamait chez lui la présence d'un véritable prédateur. Pendant quelques secondes, Ithilion craignit que son comparse ne perde le contrôle et que ses centaines d'heure de souffrance passée dans les laboratoires en partie par la faute de son vis-à-vis ne le pousse à se faire justice. En réalité, ce furent les mots de Cecil qui se transformèrent en lames effilées et menaçantes. Ses paroles se fichèrent dans la conscience de l'homme que maintenant fermement Ithilion. La peur s'insinua dans les muscles du baron et son corps se raidit au fur et à mesure les mots appuyaient sur les points sensibles comme le savait si bien le faire son ravisseur.
Puis tout s'accéléra. Une lumière rouge teinta l'ambiance feutrée de la pièce. Une question irrésistible s'éleva. La réponse du baron claqua une première fois  :
-J'ai contacté mon cousin, Aaron Van Clieff, qui travaille aux laboratoires de Doreene Sullivan. Je lui ai dit que j'avais croisé un homme qui ressemblait trait pour trait à Cecil de Rosenwald, que je croyais à jamais enfermé pour mœurs insanes.

Cecil marqua un temps avant de demander le verdict. Cette fois la réponse du comte résonna comme un coup de revolver.
- Aaron m'a assuré qu'il allait s'occuper de tout.

L'homme s'affala sur son bureau alors qu'Ithilion desserra son emprise. Les deux ünik n'eurent guère le temps d'encaisser la terrible nouvelle. Une voix dans le couloir s'approchait :

-Papa ?

La jeune Caroline entra alors dans l'office et découvrit son père, complètement endormi sur une liasse de papier en désordre.  L'enfant alla fermer la fenêtre, toujours ouverte, sans distinguer en contrebas deux ombres fuir aux travers du jardin. Puis elle sortit de la pièce, ne préférant pas interrompre le sommeil d'un travailleur acharné bien que cela soit inhabituel.

Aucun mot n'avait été échangé jusqu'à la G-BIKE. Les deux üniks jetaient des coups d'oeil furtifs aux alentours pour s'assurer que personne n'avait pu assister à leur méfait. La rue était déserte. Les honnêtes gens cachés par leurs rideaux ne pouvaient se douter la moindre seconde de l’évènement du soir qui s'était déroulé dans leur quartier.

-Trouver Aaron Van Clieff ne servira à rien. lâcha alors Ithilion en enfilant rageusement son casque. A l'heure qu'il est, cela doit être tout un réseau à votre recherche et ils doivent savoir où aller.

Le chevalier monta sur la moto et la démarra. Dès que Cecil fût installer à l'arrière, Ithilion poussa l'accélérateur au maximum, lançant son bolide à  très haute vitesse pour rejoindre le Quartier Général.

~~~~


De retour au Quartier Général, Ithilion et Cécil se séparèrent pour retrouver Sally au plus vite. La situation nécessitait de devoir réfléchir à plusieurs plans de crise. En souhaitant se rendre à sa chambre, le chevalier passa alors devant le réfectoire. La porte ouverte  sur la salle lui permis d'apercevoir Alaryk et Etan jouer aux cartes autour de quelques unes des tables occupées. Après quelques secondes de réflexion, il entra et tira une chaise pour s'assoir à leur hauteur.

-Je peux m'entretenir avec mes coéquipiers ?

L'expression qu'affichait le visage du soldat aux cheveux blancs suffit pour que les deux recrues qui avaient poliment accepté l'invitation au jeu se lèvent et s'éloignent sans demander leur reste. Devant cette scène Ethan réajusta ses lunettes et fronça les sourcils, s'étonnant à la fois de l'agissement d'Ithilion et du fait qu'il est été inclus dans la conversation. Au courant de la sortie de son ami, Alaryk comprit aussitôt que les choses ne s'était pas passées comme prévu.

-Bon c'est la merde...commença Ithilion en se passant les doigts dans ses crins blancs ébouriffés.

-Comme d'habitude...soupira Alaryk en se redressant sur sa chaise. Il croisa les bras en attendant la suite.

-Cecil a bien été reconnu. Et l'information a été passée.

Le colosse poussa une série de jurons qui attirèrent des regards étonnés dans leur direction, avant que l'ambiance sonore de la salle ne remonte de nouveau. De son côté, il ne fallut guère plus de clés pour permettre à Ethan de comprendre le cœur de la discussion. Le petit bruit dédaigneux qu'il lâcha malgré lui n'échappa pas aux oreilles d'Ithilion qui fit volte face.

-Oui ! Je sais bien ce que tu vas me dire. s'agaça t-il à voix basse. Le lieu n'était pas propice aux secrets que portait la réunion. Je me fous de ton opinion. Personne ne sait qui sont Cecil et Sally et pourtant tout le monde se porte bien à leurs côtés.

Impossible de savoir si les mots de son coéquipier avaient fait mouche ou si Ethan ne souhaitait simplement pas entrer dans une énième confrontation déjà bien échauffée. Il resta simplement de marbre.

-Je requière simplement votre aide. reprit Ithilion en se radoucissant. Ton aide Ethan. C'est l'Ordre qui est en danger actuellement.

Un rire mauvais accueillit la demande. L'intéressé se leva et toisa Ithilion de toute sa hauteur.

-Non. Je ne ferai rien de plus à leur sujets mais tu assumeras la conséquence de tes actes. Entre eux et l'Ordre, tu sais bien évidemment qui je vais m’efforcer de défendre.

-TU N'ES QU'UNE POURRITURE FERMÉE D'ESPRIT !!

L'injure installa un profond silence dans le réfectoire. Tout le monde attendit la réaction du Chasseur Ailé insulté publiquement, mais ce dernier haussa simplement les épaules avant de disparaitre dans le couloir. Alors que l'attention se reportait à nouveau sur eux, Ithilion foudroya les quelques spectateurs du regard pour leur faire comprendre qu'il valait mieux reprendre le cour de la soirée comme si de rien n'était.

-Tu sais que tes excès de zèle te desservent plus qu'autre chose ? sermonna Alaryk sur un ton inhabituellement très sérieux.

-Commence pas toi non plus. maugréa Ithilion.

-Écoute. Je t'ai suivi pendant des années, mais là, tes conneries touchent le coeur même de notre Ordre, de nos coeurs. Tu ne peux pas reprocher à Ethan de favoriser ce qu'il a servi et protégé depuis son enfance au péril de sa vie pour des choix qui ne sont pas les siens. Quand à moi, il va me falloir un peu de temps pour réfléchir.

Le géant se leva alors à son tour et remis calmement la chaise sous la table. Le sens de ses mots frappèrent Ithilion de plein fouet qui fût saisi subitement par un total sentiment d'abandon et de vide.

-Alaryk...

L'ünik lui posa une main sur l'épaule et avant de partir lui répondit simplement :

-Je l'aime bien la p'tite, mais je pense que c'était la fois de trop. A plus tard mon ami.

Du temps, il n'en restait plus beaucoup. Seul à présent autour de la table, Ithilion resta une poignée de minutes le regard perdu dans un coin. Les paroles d'Alaryk tournait en fond de ses pensées, tandis qu'il se demandait si sa morale péchait. Une voix féminine résonna alors dans ce chaos intérieur :

"Et si ce n'était pas toi le problème ?"
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Sally Sullivan


Jeune fille traquée (Sally S.)
Sally Sullivan

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MessageSujet: Re: Je vous ai manqué ? [PV Ithilion]   Je vous ai manqué ? [PV Ithilion] - Page 2 EmptySam 30 Nov - 19:11

Simon jeta un regard désespéré à sa montre à gousset. Quelques minutes les séparaient de la septième des heures que Nancy et lui avaient passées à la bibliothèque. Son désarroi se mût en véritable soulagement lorsque sa studieuse amie décréta qu'ils avaient réunis toutes les informations nécessaires. Nancy poussa un très profond soupir, comme Simon bondit sur ses deux pieds et s'étira de tout son long, souriant de satisfaction à l'écoute des petits craquements que fit sa colonne vertérable.
- A la bonne heure, s'exclama-t-il. Mais à quoi sont-elles « nécessaires », ces informations ?
Sally fit de son mieux pour contenir son embarras. S'activer à ramasser papiers, plumes, ouvrages et documents lui sembla un bon moyen de noyer le poisson tandis qu'elle cherchait ses mots.
- J'ai pensé à, euh, disons qu'un détail m'est revenu à l'esprit.
Simon, qui comprenait de moins en moins ce qui lui arrivait depuis le matin-même, rajusta ses lunettes au dessus de ses yeux clos d'un air résigné. Il supposa que Nancy s'était vue confier une mission qui ne tolérait pas l'indiscrétion, le genre de travail qui permettait qu'on mette à contribution un collègue pour certaines recherches, mais qui n'autorisait pas que celui-ci soit mis dans la confidence. En tant que digne – bien que jeune – militaire, Simon se laissa berner par ce que son instinct professionnel lui soufflait et ne posa aucune autre question à sa camarade de promotion.
- Ton commanditaire ne pourra qu'être satisfait de ta discrétion, Nancy. J'ai vu des moins bavards que toi céder plus aisément à la Foi des Armes.
Vieil usage qui fait que les Chevaliers se parlent, parce qu'ils partagent une culture du secret et que cette parole permet de décompresser, particulièrement dans les affaires couvertes par la confidentialité nationale. Si les jeunes recrues se montraient d'abord réticentes à se prêter au jeu de la Foi des Armes, par peur d'aller trop loin, elles s'y habituaient si rapidement que tout était bientôt prétexte à tomber sous le coup de ce principe. La réserve de Nancy n'en paraissait que plus noble aux yeux de Simon.
- Assure-moi seulement d'une chose, dit-il en se grattant nerveusement l'arrière de la nuque, tu ne fais pas face à des ennuis ?
Sally, qui avait terminé de tout remettre à sa place, s'empara du tas de feuilles que représentait le résultat des ses longues heures de recherches. Elle posa une main libre et amicale sur l'épaule de Simon.
- Pour le moment, non. Mais quelqu'un pourrait en avoir très prochainement.
Le jeune Chevalier lunetté ne sut comment interpréter le sourire que Nancy lui avait adressé avant de s'éclipser. Il lui avait paru inquiet, et pourtant il aurait juré y avoir vu briller une lueur de détermination.

Les pas pressés de Sally la menèrent devant le réfectoire des Chasseurs ailés en quelques minutes. Elle allait franchir l'entrée ouverte lorsqu'Ethan surgit devant elle et manqua de la renverser d'un coup d'épaule, pour disparaître on ne savait où. Il avait l'air proprement hors de lui. Quelques secondes plus tard Alaryk lui enjamba le pas, plus penaud. Il adressa un bref signe de tête à Sally avant de s'évaporer à son tour. Dans la salle, Ithilion était assis seul à la table qui devait les réunir tous quelques minutes plus tôt. Il arborait l'air contrarié d'un beau diable.
Sally le tira d'une morne rêverie en s'asseyant à côté de lui, après avoir posé à ses pieds la lourde pile de papiers qu'elle trimballait.
- Oh... Tu as l'air si abattu, dit-elle doucement et d'un air désolé. Outre leurs deux compagnons, cela devait avoir affaire avec la sortie en ville de son maître et Cecil. Raconte-moi ce qui s'est passé.
Les explications d'Ithilion ne se firent pas attendre. Il lui exposa tout leur périple, de la Chambre des Nobles au manoir des Van Clieff. Sally sut tout de leurs actions, le cœur du récit étant l'utilisation de son Dzêta par le faux majordome et les terribles informations qui en étaient ressorties. Elle demeura silencieuse en apprenant qu'Aaron était désormais à leurs trousses, sans que cela ne fasse aucun doute. Comme c'était là un premier fait très grave, Ithilion choisit de passer rapidement sur sa querelle avec Ethan et Alaryk, venue chapeauter d'un point d'orgue cette merveilleuse journée. Il était regrettable de constater combien leurs disputes étaient devenues récurrentes, et que cette fois-ci, le conciliant Alaryk avait décidé de ne plus l'être.

- Je vois, dit Sally après que son maître eut terminé. Elle se frotta les yeux sous ses sourcils froncés, non pas d'inquiétude, mais de concentration. Avant de revenir sur tout cela, permets-moi de t'expliquer ce que j'ai fait aujourd'hui de mon côté.
Même si cette idée me fait peur, je m'étais préparée à l'éventualité qu'une information sur Cecil finisse par fuiter. C'est même pour cette raison que je me suis rendue à la bibliothèque. Je me suis dit que, ahh, si on ne pouvait pas attaquer nos ennemis de front – au risque de nous dévoiler – il faudrait jouer finement pour les frapper indirectement. C'est pourquoi...

Sally lâcha devant Ithilion ses épaisses recherches, lesquelles tombèrent sur la table dans un fracas qui souleva et fit tinter les verres qui s'y trouvaient.
- … j'ai cherché tout ce qu'il y avait à savoir sur les Érudits de Laboratoires. Simon m'a aidé, sans que je lui dise ce que j'avais en tête. Bref, j'ai lu chaque loi, décret et règlement qui touchent de près ou de loin au sujet, soit plus d'une centaine. J'étais surprise qu'il n'y en ait pas davantage, en vérité, mais c'est sans doute parce que les règles sont si strictes qu'elles laissent peu de place à l'interprétation. D'ailleurs toute infraction est réprimée aussi rapidement que sévèrement.
Devant l'air médusé d'Ithilion, Sally comprit qu'elle devait se montrer plus claire. Elle jeta des regards méfiants aux alentours avant de se pencher vers lui.
- Que se passerait-il pour Sullivan, petit maître, si les autorités apprenaient qu'elle fait des choses illégales dans son laboratoire ?
La Paria s'empara du premier parchemin de la pile et le montra à Ithilion. Il s'agissait de la loi sur « L'Octroi et la portée du statut des Érudits de Laboratoires ».
- Comme tu peux le constater, ces types-là doivent faire un minimum d'études pour prétendre au titre d'Erudit. Ils doivent ensuite passer « les épreuves de l'Agrément d'Erudition », en vue d'obtenir ce titre. S'ils réussissent, ils peuvent l'obtenir, à une ultime condition : leur nomination officielle par le Conseil des Princes.
Les yeux de Sally brillaient d'une passion ardente pour ses découvertes. Elle tâchait de ne pas parler trop fort pour éviter d'attirer l'attention des curieux, mais ses doigts cherchaient, soulevaient, brandissaient puis rangeaient document sur document à mesure qu'elle dévoilait ses activités à Ithilion.
- Toutes ces épreuves servent à venir arracher la confiance des Princes. Mais là où les choses se corsent, c'est qu'ils ne la donnent qu'à ceux qui montrent leur utilité pour la société Ünik. C'est pourquoi il est exigé que chaque candidat présente les recherches qu'il a l'intention de mener une fois son Agrément en poche. Si ces projets plaisent au Conseil, le candidat obtient son Agrément d'Erudition et part tranquille. Dans le cas contraire, peu importe le résultat des épreuves passées : c'est fichu, et aucune seconde chance n'est possible.

- Les exemples d'Agrément d'Erudition que les archives de la Chevalerie évoquent portent sur le traitement des eaux contaminées, la production de nourriture, l'exploitation des Mines, la création de machines du quotidien, des travaux mécaniques, biologiques et bien entendu le développement des Dzêtas.

La voix de Sally se fit soudain plus basse. Dans le même temps, la lueur de détermination qui avait percé son sur visage devant Simon refaisait surface.
- Il faut préciser que... toute expérience sur les Üniks, qu'ils soient ressortissant de la capitale ou de Nordkia, est formellement interdite par le Code de Déontologie Erudite. Comme il s'agit d'une question d'ordre public, la sanction émane directement du Conseil des Princes si suffisamment de preuves sont rassemblées. L'Agrément est retiré sur le champ, et le reste de la sanction va de la prison à vie à... la peine de mort, ans autre forme de procès.

Il semblait que l'on pouvait lire « où diable veux-tu en venir ? » dans les yeux d'Ithilion, que Sally noyait sous un flot d'information continu depuis un bon quart d'heure. Comme elle se trouvait juste à côté de son maître, Sally se pencha vers son oreille autant qu'elle put, avec la discrétion d'un félin en pleine chasse.

- Il faut que l'on se procure l'Agrément d'Erudition de Sullivan. Je suis prête à parier que les travaux qui y sont présentés n'évoquent à aucun moment les expériences telles que la « thérapie de conversion » qu'a subie Cecil. Ni de la création d'êtres nés d'un Ünik et d'un Hybrid comme... moi.

Sally considéra Ithilion avec toute la gravité qui seyait à leur situation. C'était sans doute risqué, mais c'était une chance à saisir si elle se présentait.
- Pour finir, se procurer cet agrément est simple. Il suffit de se rendre dans une Salle de l'Industrie et de l'Erudition : ils produisent le document pour n'importe quel noble qui souhaite devenir mécène d'un laboratoire.
Les papiers éparpillés devant eux recouvraient si bien leur table qu'on n'en voyait même plus le bois. Sally entreprit de les rassembler en un tas touffu, mais ordonné, pour n'en perdre aucun.
- Si Ethan et Alaryk ne veulent pas s'en mêler, ça n'a aucune importance. On n'a pas besoin d'eux pour ce plan. Toi, en revanche, tu es essentiel.

Savait-elle que ce plan, justement, supposait de monter des escroqueries, des abus de confiance, de faire des faux et d'en user ? Oui. Mais à présent, plus que de crainte et d'angoisse, ils avaient besoin d'une sacrée audace pour se sortir de leur guêpier.
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