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Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]

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Kei Hynawa

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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Ven 18 Mai - 20:49


L’hybrid, lors d’un imprévu, avait su récupérer un mot indiquant probablement une date et un lieu de rendez-vous. Je lui avais demandé quand exactement il avait rencontré ce souci afin d’estimer le temps que nous avions à disposition pour faire nos recherches et agir. Je ne doutais pas du lien entre l’attaque que mon client avait subi et la disparition de son ami, lui aussi hybrid. Cependant, sa réponse me refroidit un peu. Huit ou neuf nuits… Il n’était même pas certain de la durée qui s’était écoulée. Et si l’on en croyait le mot, le rendez-vous était fixé six jours plus tard… Enfin… Uniquement si l’on partait du principe que l’agresseur avait eu l’information le jour même où H s’était fait attaqué, ce qui ne pouvait pas être sur non plus. Rien ne garantissait qu’avec une information fiable quant à la date de l’imprévu qu’avait rencontré l’Hybrid nous aurions pu investigué avant l’heure fatidique. Je me renfonçais encore un peu plus sur mon siège alors qu’H énumérait une possibilité. Et si le ‘6J’ correspondait au sixième jour de la dehne ?

La théorie se tenait. Néanmoins, quelque chose me gênait. Il me paraissait invraisemblable qu’il y ait autant d’Hybrid capable de se faire prendre. Et surtout, qui avait eu l’audace de s’aventurer sur le territoire de leur ennemi naturel. Les meneurs d’enchères ne lanceraient sûrement pas leur vente s’ils n’avaient qu’un ou deux spécimens à écouler. Pour ces gens-là, c’était le fric et rien que ça qui comptait après tout. De plus, si les ventes avaient lieux chaque semaine, cela voudrait dire que si Diyo s’était trouvé un acheteur, il était déjà trop tard pour lui. Et dans ce cas-là, nos recherches et tous les efforts que nous pourrions fournir seraient vains. Cela valait-il encore le coup de mettre de l’énergie dans cette mission dans ces conditions ?

J’avais accepté cette mission, je me devais d’aller jusqu’au bout. Une fois une chose commençait, il valait mieux la terminer. Surtout que l’individu devant moi avait loué mes services. Je ne pouvais pas me permettre de le décevoir. Alors, même si il était déjà trop tard, je voulais lui donner une réponse sûre. J’avais pris des mains le carnet du petit pour y griffonner dedans les informations que je venais de recevoir. Avant de lui rendre, j’avais sorti une carte de la ville et avais pointé du doigt les lieux dont les noms pouvaient correspondre aux initiales du mot. Il y en avait quatre. Et qu’un seul nous intéressait sûrement. De plus, il ne s’agissait que d’endroits contrôlés par les gangs du ghetto. Tous malfamés, et où il valait mieux ne pas se trouver. Du moins, pour ceux qui étaient au courant. Il me semblait impossible de vérifier les quatre lieux dans l’intervalle de temps qui nous était imparti. Certes, nous avions quatre jours mais rien ne garantissait la récolte d’information dès le premier jour de recherche dans l’un des lieux. Je doutais déjà d’être capable d’en faire deux malgré ma proposition à l’hybrid de nous partager la tâche.

Malgré son envie de retrouver et surtout d’aider son ami, mon interlocuteur sembla hésiter. Cela pouvait se comprendre. Après tout, je lui proposais de se jeter dans la gueule du loup. Littéralement. J’envoyais l’une des personnes qui était la cible de ces types jouer l’éclaireur. L’hybrid comprenait l’enjeu et la dangerosité de sa tâche puisqu’il m’en fit part. Oui c’était dangereux pour quelqu’un comme lui. Mais cela l’était tout autant de quitter sa Sylva natale. S’il ne voulait courir aucun risque, il ne fallait pas venir ici. De plus, cela l’était tout autant pour moi. H devait sûrement penser que cela serait plus simple pour moi qui connaissais les lieux et les üniks. Cependant, à part ma capacité à me fondre parmi les deux peuples, je n’avais rien pour moi. Ni don. Ni dzeta. J’avais juste ma force mentale et physique. En plus, si on venait à découvrir ce que j’étais, je ne risquais pas de finir en esclavage pour les nobles mais la mort. M’enfin. Aussi dangereuse fut la mission, je ne me sentais pas de l’accomplir seul. Ou du temps d’être capable de trouver toutes les informations nécessaires à sa bonne réussite dans les temps. Il fallait que je convaincs mon client

- "Si cela peut te rassurer H, je m’occuperais des deux bâtiments que je pense les plus à même de retenir ton camarade. Mais il ne faut écarter aucune piste. Je peux même demander à une connaissance de s’occuper du quatrième lieu. Et pis, tu n’auras pas non plus forcément besoin d’interroger les habitués du lieu. Parfois, une oreille attentive et une bonne vue suffissent. Et je pense que le deuxième point est ton domaine de prédilection non ? Autrement tu ne planquerais pas tes yeux derrière ces lunettes même à l’intérieur."

Finalement, il accepta. Je ne savais pas trop si c’était mes paroles qui avaient fini de le convaincre ou sa longue réflexion mais en tout cas, il était des nôtres. Il allait se jeter tête la première dans le côté obscur de la ville de Nordkia. Il me demanda des informations sur les différents bâtiments. C’est bien qu’il veuille le renseigner avant de foncer. C’était une très bonne chose. Après avoir repris une gorgée d’eau, je repris la parole pour lui expliquer :

- "Les quatre se trouvent du côté des ghettos et ne sont ouverts qu’en soirée et la nuit. Impossible donc de se renseigner en journée. Ces deux là… "

Je désignais du doigt le On-Earth-Jail, et le Oak’s-Ectoplasmic-Jokes.

-"Sont des bars. Le plus grand étant le premier, je m’en chargerai. Le deuxième est géré par un trafiquant de drogue et ils en ont fait leur base. C’est de la pure. Je te laisse imaginer l’état des gars qui en prennent sans en avoir l’habitude. Tu devras faire attention à ce que l’on te verse à boire si jamais tu as soif."

Je pointais ensuite le Obelisk’s Eagle Jackpot.

-"Celui-ci, c’est un casino. Je n’y ai jamais mis les pieds. Je sais juste que un gang qui commence à monter dans les ghettos qui l’a ouvert. Mais vu la quantité de Guinée qui circule à l’intérieur, ça ne m’étonnerait qu’il y ait une histoire de blanchissement de fric là-dessous."

Je terminais avec le dernier.

- "Le One-Eyed-Jack est une boîte de nuit. Toutes sortes d’üniks s’y retrouvent. De la trainée aux petits drogués du coin. Sans oublier les grosses pointures du milieu. C’est l’endroit qui sied le mieux à notre affaire. Je sais qu’ils ont un large sous-sol dans le bâtiment. Je me chargerai de celui-là également. "

Je terminais mon verre et laissa volontaire un silence s’installer entre nous. Il devait digérer les informations que je venais de lui donner. C’était succinct mais je n’avais rien de plus. Il comprendrait une fois sur place. Je jetais un coup d’œil à Ao. Le petit, qui avait été hyper sage durant toute la durée de notre conversation, avait fini par s’endormir. Le visage posé sur son bras sur la table. Je n’allais pas tarder à rentrer. Je reportais mon attention sur mon interlocuteur.

- "Est-ce que tu penses t’en sortir H. ? Si non, je peux demander à l’un de mes contacts s’occuper de l’un des lieux."

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Haku

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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Dim 20 Mai - 13:47

Oui, Haku ferait n'importe quoi pour tirer Diyo d'un mauvais pétrin. Il espère juste que la mission est à sa portée. Sa préparation d'éclaireur ne comportait pas de leçons d'espionnage mais de camouflage, si. À Haku d'en tirer le meilleur parti pour débusquer ce trafic de personnes. La tâche semble compliquée, quatre lieux à explorer le plus rapidement possible et bien sûr sans se faire prendre. Les conseils de Kei sonnent juste : l'anemös a aussi son don. Un don qui a au passage été percé à jour par l’originaire en face de lui. Si seulement, il pouvait trouver une astuce pour cacher ses iris scintillantes de façon plus naturelle... Au moins, les autres spécificités de son don polyvalent sont bien moins spectaculaires mais toutes aussi pratiques pour ce genre de mission. Ça devrait le faire !

Après avoir pris une gorgée d'eau, Kei lui décrit les différents lieux suspects. Haku écoute attentivement, notant mentalement les informations :
-On-Earth-Jail : grand bar, mission pour Kei
-Oak's-Ectoplasmic-Jokes : bar avec trafic de drogues
-Obelisk's Eagle Jackpot : "casino" (mot inconnu), guinées en circulation
-One-Eyed-Jack : "boîte de nuit" (mot inconnu), blabla incompréhensible, sous-sol, mission pour Kei

- Est-ce que tu penses t’en sortir H. ? Si non, je peux demander à l’un de mes contacts s’occuper de l’un des lieux.
- Ça ira. Je m'occupe d’abord du "casino", je ne vois pas ce que la drogue a à voir avec nous. Mais si je ne trouve rien au Jackpot, j’irai là-bas. Je vais commencer de suite pour ne plus perdre de temps.


Le repérage prendra un certain temps, il lui faut voir comment on entre, comment on sort puis qu’il y risque sa peau. S’il n’a pas le temps, il demandera le lendemain à son patron de le libérer plus tôt ; il vient tout juste de gagner une couverture, il ne va pas la retirer si vite.

- Merci pour ce que tu as déjà fait. Ah, au fait, mon nom n'est pas "Ash" mais Harry. On se retrouve dans ce même restaurant si on avance ?

Haku, aka Harry, écoute la réponse de Kei. Les préparatifs semblent conclues. Haku va se jeter dans un lieu fermé, plein d’üniks malveillants. Il envisage sérieusement la possibilité de ne pas en revenir.

- Rien à voir mais est-ce que… Je sais qu’on ne se connaît pas du tout. Mais est-ce que tu-- tu aimes les animaux ? Tu dois ramener le petit chez toi. Accepterais-tu de garder Miu, cette nuit ?

L’intéressée lève la tête à la mention de son nom tandis que Haku attend avec angoisse la réponse de Kei. D’habitude, il laisse l’animal se balader dans les rues pendant qu’il travaille. La nuit est un moment privilégié entre elle et lui mais pas cette fois.

- Elle sait se nourrir toute seule et si tu veux lui ordonner de disparaître, tu dis « Miu, brume » et elle comprend, dit-il pour le convaincre.

À ces mots, la renastu se pose sur un siège vide et disparaît. Elle retrouve son opacité deux secondes plus tard avec l’air d’attendre une friandise.

Je t’en prie Kei, accepte ! Si je ne revenais pas, elle aura au moins une deuxième personne pour s’occuper d’elle. Je n’ai vraiment personne d’autre à qui la confier en cas d’imprévu. Mieux vaut qu’elle soit sous la garde du seul hybrid que je connais à des lieus à la ronde. On ne peut pas s’occuper d’un enfant comme son frère et ignorer la peur de l’abandonner.


Hrp:
 
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Kei Hynawa

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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Lun 21 Mai - 18:21


A sa demande, j’avais raconté à mon interlocuteur ce que je savais sur les quatre lieux susceptible de retenir son camarade hybrid. Tous étaient des lieux malfamés où il valait mieux ne pas mettre les pieds. Quand bien même, une tête innocente ne risquait rien. En théorie du moins. J’avais également réparti les tâches. Deux pour H et deux pour moi. Je préférais m’occuper des lieux qui avaient le plus de chance d’être celui que l’on recherchait. Néanmoins, c’était aussi les plus « difficiles ». Plus grands. Plus de monde. Plus de risque. Je lui avais demandé si cela lui convenait ainsi et s’il se sentait capable d’en prendre en charge deux. Contre toute attente et alors qu’il avait bien hésité à accepter ma proposition, il semblait hyper motivé. Il avait déjà en tête d’aller au casino et d’enchainer avec le bar si cela ne donnait rien. Et surtout, il était prêt à commencer sa mission de suite. C’était une bonne chose d’être remonté à bloc mais il fallait rester prudent. Vu son visage sérieux, il avait déjà pris conscience de ce point.

"Merci pour ce que tu as déjà fait. Ah, au fait, mon nom n'est pas "Ash" mais Harry. On se retrouve dans ce même restaurant si on avance ?"

- "Je t’en prie. C’est pour ça que tu m’as engagé. Je suis ok pour se donner rendez-vous ici si l’un de nous a du nouveau."

Il s’appelait donc Harry. J’aurais pu deviner que son nom commençait par H. Cependant, les prénoms débutant par cette lettre étaient nombreux. J’aurai eu peu de chance de tomber sur le bon. Maintenant que nous avions convenu de notre prochain lieu de rendez-vous et de ce que nous avions à faire, il ne nous restait plus qu’à agir. Mais avant je devais déposer le gamin endormi chez moi. Pas question de me le trimballer toute la soirée. L’hybrid en face de moi l’avait bien compris puisqu’il évoqua tout haut ce que je me disais mentalement. Mais je bloquais un peu sur la suite de sa phrase :

"Accepterais-tu de garder Miu, cette nuit ?"

Je vis la bestiole qui accompagnait Harry relever la tête. Signe que le nom Miu la désignait. Pourquoi devrais-je m’occuper de cet animal ? J’avais déjà un singe, qui, si je l’écoutais, me suivrais partout où que j’aille. N’était-ce pas amplement suffisant ? Pourquoi devrais-je rajouter une bête à la liste ? L’hybrid tenta de me convaincre en ajoutant que la bestiole était capable de se nourrir seule et de disparaitre si un certain ordre était prononcé. J’ai même eu droit à une petite démonstration. J’allais refuser. Après tout, ce n’était pas mon travail. Je n’étais qu’un informateur. Pas un baby-sitter d’animaux. Je reportais mon attention sur l’hybrid pour lui dire non lorsque je fis l’angoisse sur son visage. Ahh… C’était à ce point-là ? C’était vrai que je lui demandais de se jeter dans la gueule du loup. Mais quand même. Etait-ce une raison d’en faire tout un plat ? Il avait réussi à tenir en « conservant » sa race jusqu’à maintenant et à part la mésaventure qu’il avait eu quelques jours auparavant il se semblait pas avoir eu d’autre souci. Il avait largement moyen de ne pas se faire repérer. S’il ne se montrait pas trop curieux. Je pouvais tout de même comprendre ses craintes. La bête était, elle non plus, pas dans son élément. En plus, ce n’était pas un animal que l’on voyait à Nordkia. Un ünik intéressé pourrait facilement l’embarquer. Et pis, ça fera un peu de compagnie pour Aoru.

- "C’est d’accord. Je m’occuperais de ton animal. Mais je n’y pourrais rien si elle part te rejoindre ou refuse de rester avec moi. Et elle passera sûrement une large partie du temps avec la belle au bois dormant." Je désignais du doigt le gosse toujours endormi sur sa chaise. "Comme tu l’as dit, nous n’avons plus de temps à perdre. Je vais rentrer et commencer mon enquête une fois les petits chez moi."

Je rangeai la carte dans le carnet que j’avais délicatement retiré de sous l’enfant. Je n’essayais même pas de le réveiller. Une fois endormi, c’était fini. A moins de lui agiter de la nourriture sous le nez. Et dans ces cas-là, il ne voudrait plus quitter les lieux avant d’avoir terminé son repas. Je m’abaissais devant sa chaise pour le mettre sur mon dos. En me redressant, je jetais un coup d’œil à la boule de poil. Où allait-elle se planquer ? Dans la poche ventrale de mon sweet ? Dans ma capuche ?  Ou bien encore dans les poches du gamin ? Peu importait. Une fois tout le monde embarqué, je saluais Harry en lui confirmant que si j’avais des news, je le contacterais et on se retrouverait dans ce restaurant.

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Haku

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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Jeu 24 Mai - 11:02

L’Obelisk's Eagle Jackpot est un haut bâtiment rouillé et lumineux. Son enseigne, surmonté d’un grand aigle doré, se démarque fortement de l’éclairage ocre et des ombres noires. L’éclaireur s’est placé dans l’obscurité pour procéder au repérage Les portes sont largement ouvertes, laissant voir un tapis vert, des lampes et au fond un bureau comme comité d’accueil. Une originaire en robe colorée attend derrière. Il semble ne pas y avoir foule, la nuit est déjà bien avancée.

Le tour du bâtiment est embarrassé par des murs et des grilles. L’éclaireur remarque aussi que toutes les fenêtres sont condamnés. Il décide d’entrer par l’entrée principale. L’ünik l’accueille avec un sourire et lui demande s’il a bien plus de dix-huit ihrs. Haku n’a pas besoin de mentir sur ce point et se présente, non pas comme Harry Hiatus mais comme Harry Gates pour brouiller les pistes. Il s’agit de la place d’un gang après tout.

« Harry Gates » pousse la porte-double. Alors qu’il entre, le brouhaha et la fumée de tabac l’envahissent aussitôt. Haku est bien content d’avoir gardé ses lunettes noires sur le nez car les lumières sont tout aussi agressives. L’endroit est oppressant, bas de plafond et – Haku l’a bien vu – dénué de la moindre fenêtre. L’anemös a très envie de ressortir. Il se force à rester pour observer. Le thème de la décoration semble être les rapaces. Un faucon lui renvoie un regard brillant et perçant. Si mon père veillait sur cet endroit, je ne sais pas si je serais soulagé ou inquiet. Il s’écarte des machines bruyantes où sont collés des üniks pour aller près des tables de jeu où l’ambiance paraît plus saine.

Un ünik qui semble employé ici vient à sa rencontre. Haku déteste ce genre de situation. Déjà qu’il faut le traîner pour aller dans un nouveau bar. Pourquoi faut-il qu’il se force à entrer ici tout seul ? Pour Diyo et les hybrids enlevés, c’est vrai. L’employé lui demande s’il désire « changer de l’argent ». Haku reporte la proposition à plus tard et donne un peu de pourboir au gars pour qu’il le laisse tranquille. L’ünik accepte le mince pourboire et retourne à son guichet. La rencontre ne s’est pas trop mal déroulée. L’anemös déambule parmi les tables de jeux.

ΩΩΩ

Miu est perplexe. Pourquoi son frère l’a-t-il confiée à des étrangers ? Aussi loin que remonte ses souvenirs de canidé, ce n’était jamais arrivé avant. Il la laissait vagabonder librement et il était toujours disponible pour elle. Qu’est-ce qu’il se passe ? Finalement, elle quitte la poche ventrale de l’originaire qui n’a pas la bonne odeur et découvre un nouveau lieu. Assez curieuse de nature, elle le renifle dans tous les coins. C’est alors qu’elle sent des rats. Cet endroit lui plaît !

ΩΩΩ

L’hybrid passe d’abord un certain temps à observer les différentes tables pour réviser les règles du Black Jack, de la Roulette et du Poker. Ce serait étrange si Haku ne pouvait pas donner l’impression de connaître un peu. Quel dommage qu’il n’ait pas fréquenté les salles de jeu de Nemoto pour comparer !
Les joueurs sont davantage accoutrés comme lui que comme le personnel, certains portent même leurs lunettes de soleil à l’intérieur. La moyenne d’âge est plus élevé mais certains ont l’air aussi jeunes que lui. Il ne doit pas passer si incongru que ça en fin de compte. Hormis son détachement. L’anemös porte trop foi aux enseignements des anciens sur le danger de l’addiction pour jouer impulsivement avec l’argent. Haku aime bien jouer au vingt-et-un, pourvu que l’enjeu de la partie ne soit que de rire ensemble.

Pendant les pauses entre les différentes actions, il tend l’oreille. Le bruit répété des machines couvre la plupart des discussions et lui donne mal à la tête. Le peu qu’il comprend ne l’aident pas. S’il veut tirer quelque chose, le mieux reste le bar qu’il a repéré à côté. Il quitte la table de poker pour le comptoir. Boire de l’alcool ne le tente pas ici mais il commande quand même un gin tonic. L’air de siroter son cocktail, il laisse sa tête reposer et écoute les conversations environnantes. Une en particulier l’interpelle, venant d’une mini-salle privée protégée derrière des rideaux :

- […] J’ai besoin de trois ou quatre, des costauds. D’où viennent vos gros bras ?
- On va les chercher aux Murailles des roches. Y a pas mieux et plus rentable, ils sont bien contents de quitter les mines. Mais ils sont difficile à ramener, l’Élite n’apprécie pas de perdre ses travailleu--


C’est malheureusement ce moment que choisit une jeune originaire pour l’accoster. Haku perd le fil de l’échange secret tandis qu’elle le mitraille de questions pour lancer la conversation. Elle s’installe sur le siège d’à côté, s’approchant un peu trop près. Les plumes fauves sous sa veste tentent sans succès de se dresser pour paraître plus effrayantes. L’anemös aimerait lui dire de le laisser tranquille, d’aller voir ailleurs si les oiseaux chantent mieux mais il est trop poli pour la rembarrer aussi directement. À la place, il prend congé en prétextant aller aux toilettes sans avoir la moindre idée d’où elles sont.

ΩΩΩ

La poignée de la porte est trop dure, la renastu a beau y mettre tout son poids, le panneau ne s’ouvre pas. Miu piquerait bien une sieste en attendant que l’originaire à la drôle d’odeur lui ouvre la porte. Elle se blottit bien au chaud sous les couvertures, à côté du petit radiateur originaire avec qui elle a joué la dernière fois.
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Kei Hynawa

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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Sam 14 Juil - 17:42


Assis au bar, les yeux perdus dans le vague, je sirotais mon verre de soft. La boîte de nuit était en rez de jardin. La nuit étant tombé, seuls les faisceaux lumineux permettaient de voir ce qui nous entourait. La musique était forte. Au point que je peinais à capter les conversations autour de moi. Je devais tellement me concentrer pour écouter que cela n’était plus vraiment naturel. J’avais donc opté pour une autre méthode. Faire une pause d’abord. Puis explorer le terrain. Discrètement. Je m’étais déjà mêlé à la foule en me déhanchant sur le dancefloor et plusieurs demoiselles m’avaient déjà abordé. Rien d’étonnant à cela. J’avais mis les vêtements pour.

Après avoir quitté mon commanditaire dans le restaurant, j’avais ramené les deux petits chez moi. Le marmot et la bestiole. A peine arrivé la bête avait sauté de ma poche pour explorer les lieux. Le gosse, lui, roupillait toujours à point fermé. Je l’avais déposé sur le lit avant d’aller me changer. J’avais tronqué le sweet pour une chemise blanche et une belle veste. J’étais ensuite ressorti après avoir laissé un mot. « Interdiction de sortir tant que je ne suis pas là ». Bien que jeune, le petit savait lire et écrire. Il n’aurait donc aucune excuse s’il venait à désobéir.

Le barman me resservit un verre de soda. Il recommençât ensuite à polir les autres contenants. Malheureusement, il n’était pas très bavard. Ce n’était avec lui que j’allais pouvoir récolter des informations. Les plus causantes seraient sûrement les jeunes femmes. Les séduire ne devrait pas être très compliqué. Cependant, une fois lancée, il serait difficile de les arrêter. Et il fallait que je trouve lesquelles étaient les habituées. Je reportais mon attention sur la salle. Celle-ci était pleine à craquer. Des centaines d’originaires dansaient sur la piste de danse. Tandis que d’autres avaient pris place, soit au bar, soit dans les coins cosy, aux fauteuils qui paraissaient être bien confortables, aménagés pour ceux souhaitant prendre une pause. Plusieurs portes de couleurs parsemaient les murs. L’entrée bien sûr et les toilettes notamment. J’en comptais quatre. Deux pour femmes, deux pour hommes. Il y avait ensuite trois autres portes. L’une devait mener au sous-sol. Les deux autres portaient la mention « privé » en lettre rouge. Les trois qui m’intéressaient étaient malheureusement restés fermés durant tout mon séjour au bar. Je lâchais un léger soupir avant de retourner sur la piste.

Je laissais mon corps bouger au rythme de la musique. Si l’on pouvait vraiment appeler ça musique… Pour moi, ce n’était qu’une succession de boum boum boum. Qui, en plus de m’être désagréable, m’empêchait de me concentrer sur les autres sons qui m’entouraient. Même ma vue n’était pas d’un grand secours. Sans trop savoir comment, j’avais réussi à me retrouver au centre de la piste de danse. J’avais donc un attroupement de chaque côté qui ne me permettait pas de voir ce qui se passait au bar et surtout, à proximité des sorties. Et lorsque j’essayais de me frayer un chemin pour me rapprocher du but, les danseurs me jetaient des regards noirs. Il me fallut plusieurs minutes pour atteindre l’extrémité de la piste.

Je restais loin des danseurs tout en déambulant entre les fauteuils cosy. Ceux-ci étaient en cuir rouge à première vue. Disposés en arc de cercle contre les murs, une petite table au centre permettait de poser verres et bouteilles dessus. Malheureusement, tout paraissait déjà être occupé. Chacun avait semble-t-il trouvé sa place. Je n’avais plus qu’à me reposer au coin du bar. Du moins, c’était ce que j’avais l’intention de faire avant de me faire héler par l’un des individus confortablement installé.

- "Hey gamin. Ça te dirait de te joindre à nous ?"

S’ils s’adressaient à moi plutôt qu’à l’une des nombreuses demoiselles présentes, c’est qu’ils étaient d’un certain bord. Je n’avais pas prévu de côtoyer ce genre de type ce soir. Je n’avais rien contre les personnes qui étaient attirés par le même sexe. Cependant, ce n’était pas mon truc. J’étais plus intéressé par les femmes. Bien qu’il me soit déjà arrivé de jouer la comédie, d’un côté comme de l’autre, pour obtenir les informations dont j’avais besoin. Mais peut-être avaient-ils des infos intéressantes. Me voyant hésiter, il ré-enchérit :

- "Allez, viens prendre un verre avec nous. On va pas t’bouffer ! "

Comme il le disait, je ne risquais rien. « Convaincu », je m’installais à leur côté. Celui qui m’avait interpellé était blond. Il semblait être plus âgé que moi en approchant de la trentaine. Son camarade de boisson, lui, était son exact opposé. Cheveux noirs comme la suie mais leur âge devait être similaire. Le blond me proposa à boire. Sur leur table était posé une bouteille de vin rouge et une autre de vin blanc. Moi qui m’étais décidé à ne pas boire d’alcool aujourd’hui. Je lâchais un soupir mentalement. Tant pis pour la bonne résolution.

- "Je vais prendre un verre de blanc. Sinon, vous êtes des habitués des lieux ? J’vous avoue que c’est la première fois que je mets les pieds ici et je pensais pas qu’il y aurait autant de monde."

Il me répondit, en tendant le verre plein, qu’ils n’iraient pas jusqu’à se définir comme habitué mais ils venaient de temps en temps. Lorsque l’envie de faire de nouvelles connaissances – et surement plus si affinités – se faisait sentir. D’ailleurs, je devais plaire à celui qui m’avait proposé de le rejoindre. Après qu’il m’eut donné mon verre, sa main s’était grossièrement glissée sur ma cuisse. Je ne m’en formalisais pas. Bien au contraire. J’avais déjà usé de mes charmes pour plaire à des hommes. Que je sois travesti ou non. Autant en profiter pour tenter de glaner quelques informations. J’affichais un léger sourire. Juste assez pour l’inviter à continuer, tout en paraissant un poil gêné par la situation. Cependant, le jeu de séduction ne dura pas suffisamment de temps pour que je puisse récolter ce dont j’avais besoin. En effet, dans mon dos un brouhaha s’élevait.

Intrigué par le bruit, je pris congé des deux hommes qui m’avaient gentiment invité à leur table. Un troupeau s’était rassemblé devant l’une des portes que j’avais pu remarquer lorsque je m’étais installé au bar. N’étant pas bien grand, j’eus du mal à voir ce qui suscitait autant d’intérêt auprès de ces gens. Finalement, ce n’était qu’une jeune femme. A vue de nez, elle devait à peine avoir atteint la majorité. Elle était très belle. Visage fin. Longs cheveux noirs. Et surtout, très faiblement vêtue. Autour de son cou, une pancarte. Je me mis sur la pointe des pieds pour tenter de lire ce qui y était inscrit. Paria. Ce simple mot me fit frissonner. Et mon assurance s’envola. Littéralement. J’avais l’horrible pré-sentiment que si nos regards se croisaient, ma couverture allait disparaitre. J’allais être découvert. On allait m’enfermer et me faire taire à jamais. Mes doigts avaient commencé à trembler alors que lentement, je m’éloignais de la personne qui pouvait me nuire. Les gens qui m’entouraient m’importait peu maintenant. Je ne devais pas rester une minute de plus ici. Il fallait que je rentre. Que je m’éloigne de la menace.

Malheureusement, nos regards se croisèrent. Mon monde s’écroula. Et moi avec. Sans même m’en rendre compte, mes jambes s’étaient dérobées sous mon poids. J’allais finir comme cet apothicaire qui m’avait pourtant bien aidé. Ou pire. J’allais finir enfermé et être l’objet des expériences de scientifiques véreux. Rien que d’y penser, j’en frissonnais. Je ne voulais pas de ça. On m’attendait. Je ne pouvais pas disparaitre ici. Pas maintenant. Pas en le laissant tout seul. Calme toi.. La voix qui résonna dans ma tête me sortit de ma torpeur. Ce n’était pas la première fois que je l’entendais. En tout cas cela avait eu l’effet escompté. Allez Kei, reprends tes esprits. Comporte-toi normalement et tout ira bien. Allez debout !

- "Tout va bien monsieur ? Vous êtes blancs comme un linge ? "

Trop tard… Je pris une grande respiration, avant de relever la tête vers la voix féminine.

- "Oui oui, tout va bien. Ce n’est qu’un coup de chaud. A moins que j’ai déjà un peu trop abusé de la boisson."

Je me remis sur mes deux jambes. Je sentais encore les tremblements me parcourir mais je ne devais pas les montrer. Ce n’était pas un signe d’ivresse ou d’un coup de chaud. Par contre, tituber, oui. Sans même jouer la comédie, j’exécutais mon rôle à la perfection. Il allait vraiment falloir que je fasse des efforts pour améliorer ça… Comment avancer et réussir mes missions si je perdais ma confiance en moi à la moindre manifestation du racisme sur les gens comme moi. Lentement je me dirigeais vers la sortie. Dans mon état actuel, je n’étais pas certain de savoir conserver ma couverture. Et pis, je me sentais épuisé. Complètement vidé. Le plus sûr était de rentrer et de revenir plus tard. Même si le temps nous était compté.

Une fois dehors, respirer l’air frais du soir me fit un bien fou. Ce n’était pas suffisant pour m’inciter à faire demi-tour. Néanmoins cela me requinqua. Par acquis de conscience, j’allais faire un tour sur le second qui m’avait été attribué. Même si je doutais d’y trouver quelque chose. Celui-ci semblait être beaucoup plus intéressant. Après tout, on n’exhibe pas des parias comme ça.


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Haku

Originaire depuis le : 19/09/2016
Récits contés : 165

RPG
Âge : 18
Groupe: Anemös
Inventaire: Un arc, des flèches, un couteau de chasseur, un appeau à raton-laveur, un ruban proctecteur, un maillot anti-chaleur, un papier magique et une petite renatsu

MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Dim 29 Juil - 22:40

Après une courte exploration parmi les machines bruyantes et les tables du casino, Haku retourne sur ses pas en espérant que la fille ait trouvé une autre cible. Manqué… Elle est toujours accoudée au comptoir entre lui et les tables privées. Occupée à discuter avec le barman, elle ne l’a pas encore remarqué. L’anemös ne se voit pas passer furtivement à côté d’elle et l’ignorer blesserait son orgueil. Il juge l’ünik, non en tant qu’obstacle, mais en tant que source d’information. Sa tenue est décontractée, loin de choquer les mœurs de l’hybrid : un bustier jaune, un bas très court en jean bleu, une veste nouée autour de la taille et des sandales aux semelles ultra compensées. Elle est, de faite, bien plus petite que Haku et paraît tout juste dix-huit ihrs, ce qui décuple son étonnement de la voir seule aussi détendue dans une base pour criminels d’après Kei. Il serait idiot s’il passait à côté de l’occasion de questionner cette fille. Il se lance.

Elle sourit quand elle le voit, le taquinant sur sa précipitation de tout à l’heure. Haku essaye de lui renvoyer un sourire engageant. Depuis qu’il accepte son jeu, elle l’agace moins. Il pourra avancer dans sa recherche de Diyo et en même temps lier connaissance avec une ünik. Elle lui tend son gin à peine entamé. Sa paranoïa ne manque pas de tirer la sonnette d’alerte : reprendre un verre manipulée par une étrangère est inenvisageable ! Haku refuse poliment et le lui offre en retour. La fille ne semble pas contrariée et accepte le verre avec joie.

Il lui demande d’où elle vient et ce qu’elle fait puisque lui-même ne l’a pas vue jouer aux tables. La fille semble très réceptive à la curiosité de son interlocuteur. Elle passe sans cesse la main dans ses cheveux, affichant ses boucles d’oreille et ses ongles vernis. Son sourire désarmant rend Haku nerveux. Elle se présente sous le nom de Vittany Copper et devant la réaction classique de son interlocuteur, précise qu’elle est la fille du patron et qu’en tant que telle, personne n’osera la déranger. Elle lui désigne un homme en noir chargé de la sécurité, en particulier la sienne. Pour Haku, c’est comme se prendre une pierre en pleine tête, il ne pouvait pas se faire abordé par une personne moins notoire ? Au moins doit-elle connaître les activités de son père, ce qui est inespéré d’un certain point de vue. Il surjoue la réaction appropriée en la faisant rire.

Il se présente à son tour de façon plus ouverte. Ils discutent ensemble un moment tandis qu’elle boit son verre. Difficile de l’imaginer jouer au poker, avec sa façon cash et enjouée de discuter, c’est trop facile. Elle lui apprend qu’elle aide beaucoup au bar quand elle n’étudie pas la comptabilité. Son père lui parle de ses affaires, de comment gérer le casino. Haku n’échappe pas à l’interrogatoire et répond autant que possible à Vittany sans trahir ses origines forestières. Il lui demande finalement si la casino organise des évènements de temps en temps.

- Des évènements ? Non, je ne vois pas. À part mon dernier anniversaire que j’ai fêté ici avec beaucoup de monde !
- Tu as beaucoup d’amis, dis donc.
- Ils ne sont pas aussi proches que je voudrai.
- Oh...
- Tu es sûr que tu ne veux pas jouer ?
- Y a mieux à faire, non ? Discuter, c’est bien aussi.
- T’es bizarre ! Si tu ne vas pas au casino pour jouer alors qu’y fais-tu ?
- … Rencontrer des gens qu’on ne trouve que là-bas.
- Je ne te suis pas.
- Ici, c’est différent du reste du cratère, c’est plus net que les autres bâtiments, ça brille de partout, ça détonne je trouve ça curieux
, détourne Haku au bord du désespoir.
- Tu es juste venu par curiosité ? Eh bah. Tu trouves qu’ici ça fait plus élite ?
- Pourquoi c’est comme ça ? Et comment ?
- Bien gérer l’argent aide beaucoup
, répond Vittany d’air sérieux.
- Le reste du cratère est moins bon en gestion ?
- Hum… Je dirais… que ça dépend, ils sont trop détachés avec ou trop mesquin. Faut avoir un intérêt là-dedans !


Haku ne sait pas dans quelle mesure, il doit avoir foi en cette réponse. Mais de toute façon, même si la question le dérange, il doit s’occuper du plus urgent. Le temps que l’ünik réfléchisse à ses questions lui a permi de trouver un moyen d’aborder la question qui le préoccupe.

- Je veux bien être ton ami, à une condition.
- Eh bah ça ! T’es un drôle d’oiseau ! C’est quoi ta condition ?
- … C’est au sujet de la moralité. Je veux que tu me jures que tu ne trempes pas dans des affaires louches qui portent atteinte à la liberté des originaires par exemple.


L’ünik le regarde bouche bée et Haku se dit qu’il est peut-être allé trop directement. Pour la fille d’un délinquant notoire, c’est sans doute trop demander.

- Pfft ! Si c’est juste ça y a pas de problème. Moi, Vittany Copper, atteste sur l’honneur n’avoir jamais fait de mal ou empiété sur la liberté des autres. Satisfait ? Bon, tu m’as déjà offert un verre, c’est quoi la suite ?
Je n’en ai pas la moindre idée…
- Ce que tu veux...


ΩΩΩ

Pendant ce temps-là, Miu s’est réveillée et inspecte le garde-manger. Sa traque survoltée a fini de chasser les nuisibles encore capables de ramper. Elle passe la tête entre différentes boîtes pour renifler l’odeur de nourriture hors de portée. En faisant cela, elle fait tomber des ustensiles. Sitôt le fracas amorcé, elle vole en un éclair à l’autre bout de la pièce.

ΩΩΩ

Haku crut qu’elle allait l’embrasser mais non, elle se contente de sauter de son siège et de le guider à une table de jeu. Elle le met au défi de faire mieux qu’elle, offrant les jetons nécessaires. L’hybrid suit le courant, il sait qu’il perd un temps précieux à ne pas chercher Diyo mais il a en quelque sorte promis à la jeune ünik qu’il serait son ami. Il lui tient compagnie avec toute la bonne humeur dont il est capable. Si le temps passe, le chat-huant a du mal à s’en rendre compte et fatigue moins vite que sa compagne. Il lui fallu un gros effort pour refuser invariablement l’alcool offert et s’en tenir à l’eau en bouteille. L’alcool étend son emprise sur elle et la pauvre docker ne tient plus sur ses jambes. Vittany lui est tout de même d’une grande aide, elle répond à ces questions sur les endroits obscures du cratère, lui déconseillant fortement l’Oak's-Ectoplasmic-Jokes. Il la ramène au garde du corps et l’abandonne là. Il lui a semblé entendre une bafouille au sujet d’yeux jaunes mais il s’agit probablement de son imagination.

Quand il sort du casino, le soleil est déjà en train de se lever. Tant pis pour le bar ! Mais c’était une charmante fille. Il n’aura pas trouvé de piste cette nuit, il espère que Kei a eu plus de chance. Il verra l’hybrid le soir venu, avant ou après le service. En attendant, il retourne à sa pension et s’étonne de ne pas voir sa renastu de sœur avant de se rappeler qu’elle était avec le petit Ao chez Kei.

Hrp:
 
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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   

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Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]

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