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Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]

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Kei Hynawa

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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Ven 18 Mai - 20:49


L’hybrid, lors d’un imprévu, avait su récupérer un mot indiquant probablement une date et un lieu de rendez-vous. Je lui avais demandé quand exactement il avait rencontré ce souci afin d’estimer le temps que nous avions à disposition pour faire nos recherches et agir. Je ne doutais pas du lien entre l’attaque que mon client avait subi et la disparition de son ami, lui aussi hybrid. Cependant, sa réponse me refroidit un peu. Huit ou neuf nuits… Il n’était même pas certain de la durée qui s’était écoulée. Et si l’on en croyait le mot, le rendez-vous était fixé six jours plus tard… Enfin… Uniquement si l’on partait du principe que l’agresseur avait eu l’information le jour même où H s’était fait attaqué, ce qui ne pouvait pas être sur non plus. Rien ne garantissait qu’avec une information fiable quant à la date de l’imprévu qu’avait rencontré l’Hybrid nous aurions pu investigué avant l’heure fatidique. Je me renfonçais encore un peu plus sur mon siège alors qu’H énumérait une possibilité. Et si le ‘6J’ correspondait au sixième jour de la dehne ?

La théorie se tenait. Néanmoins, quelque chose me gênait. Il me paraissait invraisemblable qu’il y ait autant d’Hybrid capable de se faire prendre. Et surtout, qui avait eu l’audace de s’aventurer sur le territoire de leur ennemi naturel. Les meneurs d’enchères ne lanceraient sûrement pas leur vente s’ils n’avaient qu’un ou deux spécimens à écouler. Pour ces gens-là, c’était le fric et rien que ça qui comptait après tout. De plus, si les ventes avaient lieux chaque semaine, cela voudrait dire que si Diyo s’était trouvé un acheteur, il était déjà trop tard pour lui. Et dans ce cas-là, nos recherches et tous les efforts que nous pourrions fournir seraient vains. Cela valait-il encore le coup de mettre de l’énergie dans cette mission dans ces conditions ?

J’avais accepté cette mission, je me devais d’aller jusqu’au bout. Une fois une chose commençait, il valait mieux la terminer. Surtout que l’individu devant moi avait loué mes services. Je ne pouvais pas me permettre de le décevoir. Alors, même si il était déjà trop tard, je voulais lui donner une réponse sûre. J’avais pris des mains le carnet du petit pour y griffonner dedans les informations que je venais de recevoir. Avant de lui rendre, j’avais sorti une carte de la ville et avais pointé du doigt les lieux dont les noms pouvaient correspondre aux initiales du mot. Il y en avait quatre. Et qu’un seul nous intéressait sûrement. De plus, il ne s’agissait que d’endroits contrôlés par les gangs du ghetto. Tous malfamés, et où il valait mieux ne pas se trouver. Du moins, pour ceux qui étaient au courant. Il me semblait impossible de vérifier les quatre lieux dans l’intervalle de temps qui nous était imparti. Certes, nous avions quatre jours mais rien ne garantissait la récolte d’information dès le premier jour de recherche dans l’un des lieux. Je doutais déjà d’être capable d’en faire deux malgré ma proposition à l’hybrid de nous partager la tâche.

Malgré son envie de retrouver et surtout d’aider son ami, mon interlocuteur sembla hésiter. Cela pouvait se comprendre. Après tout, je lui proposais de se jeter dans la gueule du loup. Littéralement. J’envoyais l’une des personnes qui était la cible de ces types jouer l’éclaireur. L’hybrid comprenait l’enjeu et la dangerosité de sa tâche puisqu’il m’en fit part. Oui c’était dangereux pour quelqu’un comme lui. Mais cela l’était tout autant de quitter sa Sylva natale. S’il ne voulait courir aucun risque, il ne fallait pas venir ici. De plus, cela l’était tout autant pour moi. H devait sûrement penser que cela serait plus simple pour moi qui connaissais les lieux et les üniks. Cependant, à part ma capacité à me fondre parmi les deux peuples, je n’avais rien pour moi. Ni don. Ni dzeta. J’avais juste ma force mentale et physique. En plus, si on venait à découvrir ce que j’étais, je ne risquais pas de finir en esclavage pour les nobles mais la mort. M’enfin. Aussi dangereuse fut la mission, je ne me sentais pas de l’accomplir seul. Ou du temps d’être capable de trouver toutes les informations nécessaires à sa bonne réussite dans les temps. Il fallait que je convaincs mon client

- "Si cela peut te rassurer H, je m’occuperais des deux bâtiments que je pense les plus à même de retenir ton camarade. Mais il ne faut écarter aucune piste. Je peux même demander à une connaissance de s’occuper du quatrième lieu. Et pis, tu n’auras pas non plus forcément besoin d’interroger les habitués du lieu. Parfois, une oreille attentive et une bonne vue suffissent. Et je pense que le deuxième point est ton domaine de prédilection non ? Autrement tu ne planquerais pas tes yeux derrière ces lunettes même à l’intérieur."

Finalement, il accepta. Je ne savais pas trop si c’était mes paroles qui avaient fini de le convaincre ou sa longue réflexion mais en tout cas, il était des nôtres. Il allait se jeter tête la première dans le côté obscur de la ville de Nordkia. Il me demanda des informations sur les différents bâtiments. C’est bien qu’il veuille le renseigner avant de foncer. C’était une très bonne chose. Après avoir repris une gorgée d’eau, je repris la parole pour lui expliquer :

- "Les quatre se trouvent du côté des ghettos et ne sont ouverts qu’en soirée et la nuit. Impossible donc de se renseigner en journée. Ces deux là… "

Je désignais du doigt le On-Earth-Jail, et le Oak’s-Ectoplasmic-Jokes.

-"Sont des bars. Le plus grand étant le premier, je m’en chargerai. Le deuxième est géré par un trafiquant de drogue et ils en ont fait leur base. C’est de la pure. Je te laisse imaginer l’état des gars qui en prennent sans en avoir l’habitude. Tu devras faire attention à ce que l’on te verse à boire si jamais tu as soif."

Je pointais ensuite le Obelisk’s Eagle Jackpot.

-"Celui-ci, c’est un casino. Je n’y ai jamais mis les pieds. Je sais juste que un gang qui commence à monter dans les ghettos qui l’a ouvert. Mais vu la quantité de Guinée qui circule à l’intérieur, ça ne m’étonnerait qu’il y ait une histoire de blanchissement de fric là-dessous."

Je terminais avec le dernier.

- "Le One-Eyed-Jack est une boîte de nuit. Toutes sortes d’üniks s’y retrouvent. De la trainée aux petits drogués du coin. Sans oublier les grosses pointures du milieu. C’est l’endroit qui sied le mieux à notre affaire. Je sais qu’ils ont un large sous-sol dans le bâtiment. Je me chargerai de celui-là également. "

Je terminais mon verre et laissa volontaire un silence s’installer entre nous. Il devait digérer les informations que je venais de lui donner. C’était succinct mais je n’avais rien de plus. Il comprendrait une fois sur place. Je jetais un coup d’œil à Ao. Le petit, qui avait été hyper sage durant toute la durée de notre conversation, avait fini par s’endormir. Le visage posé sur son bras sur la table. Je n’allais pas tarder à rentrer. Je reportais mon attention sur mon interlocuteur.

- "Est-ce que tu penses t’en sortir H. ? Si non, je peux demander à l’un de mes contacts s’occuper de l’un des lieux."

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Haku

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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Dim 20 Mai - 13:47

Oui, Haku ferait n'importe quoi pour tirer Diyo d'un mauvais pétrin. Il espère juste que la mission est à sa portée. Sa préparation d'éclaireur ne comportait pas de leçons d'espionnage mais de camouflage, si. À Haku d'en tirer le meilleur parti pour débusquer ce trafic de personnes. La tâche semble compliquée, quatre lieux à explorer le plus rapidement possible et bien sûr sans se faire prendre. Les conseils de Kei sonnent juste : l'anemös a aussi son don. Un don qui a au passage été percé à jour par l’originaire en face de lui. Si seulement, il pouvait trouver une astuce pour cacher ses iris scintillantes de façon plus naturelle... Au moins, les autres spécificités de son don polyvalent sont bien moins spectaculaires mais toutes aussi pratiques pour ce genre de mission. Ça devrait le faire !

Après avoir pris une gorgée d'eau, Kei lui décrit les différents lieux suspects. Haku écoute attentivement, notant mentalement les informations :
-On-Earth-Jail : grand bar, mission pour Kei
-Oak's-Ectoplasmic-Jokes : bar avec trafic de drogues
-Obelisk's Eagle Jackpot : "casino" (mot inconnu), guinées en circulation
-One-Eyed-Jack : "boîte de nuit" (mot inconnu), blabla incompréhensible, sous-sol, mission pour Kei

- Est-ce que tu penses t’en sortir H. ? Si non, je peux demander à l’un de mes contacts s’occuper de l’un des lieux.
- Ça ira. Je m'occupe d’abord du "casino", je ne vois pas ce que la drogue a à voir avec nous. Mais si je ne trouve rien au Jackpot, j’irai là-bas. Je vais commencer de suite pour ne plus perdre de temps.


Le repérage prendra un certain temps, il lui faut voir comment on entre, comment on sort puis qu’il y risque sa peau. S’il n’a pas le temps, il demandera le lendemain à son patron de le libérer plus tôt ; il vient tout juste de gagner une couverture, il ne va pas la retirer si vite.

- Merci pour ce que tu as déjà fait. Ah, au fait, mon nom n'est pas "Ash" mais Harry. On se retrouve dans ce même restaurant si on avance ?

Haku, aka Harry, écoute la réponse de Kei. Les préparatifs semblent conclues. Haku va se jeter dans un lieu fermé, plein d’üniks malveillants. Il envisage sérieusement la possibilité de ne pas en revenir.

- Rien à voir mais est-ce que… Je sais qu’on ne se connaît pas du tout. Mais est-ce que tu-- tu aimes les animaux ? Tu dois ramener le petit chez toi. Accepterais-tu de garder Miu, cette nuit ?

L’intéressée lève la tête à la mention de son nom tandis que Haku attend avec angoisse la réponse de Kei. D’habitude, il laisse l’animal se balader dans les rues pendant qu’il travaille. La nuit est un moment privilégié entre elle et lui mais pas cette fois.

- Elle sait se nourrir toute seule et si tu veux lui ordonner de disparaître, tu dis « Miu, brume » et elle comprend, dit-il pour le convaincre.

À ces mots, la renastu se pose sur un siège vide et disparaît. Elle retrouve son opacité deux secondes plus tard avec l’air d’attendre une friandise.

Je t’en prie Kei, accepte ! Si je ne revenais pas, elle aura au moins une deuxième personne pour s’occuper d’elle. Je n’ai vraiment personne d’autre à qui la confier en cas d’imprévu. Mieux vaut qu’elle soit sous la garde du seul hybrid que je connais à des lieus à la ronde. On ne peut pas s’occuper d’un enfant comme son frère et ignorer la peur de l’abandonner.


Hrp:
 
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Kei Hynawa

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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Lun 21 Mai - 18:21


A sa demande, j’avais raconté à mon interlocuteur ce que je savais sur les quatre lieux susceptible de retenir son camarade hybrid. Tous étaient des lieux malfamés où il valait mieux ne pas mettre les pieds. Quand bien même, une tête innocente ne risquait rien. En théorie du moins. J’avais également réparti les tâches. Deux pour H et deux pour moi. Je préférais m’occuper des lieux qui avaient le plus de chance d’être celui que l’on recherchait. Néanmoins, c’était aussi les plus « difficiles ». Plus grands. Plus de monde. Plus de risque. Je lui avais demandé si cela lui convenait ainsi et s’il se sentait capable d’en prendre en charge deux. Contre toute attente et alors qu’il avait bien hésité à accepter ma proposition, il semblait hyper motivé. Il avait déjà en tête d’aller au casino et d’enchainer avec le bar si cela ne donnait rien. Et surtout, il était prêt à commencer sa mission de suite. C’était une bonne chose d’être remonté à bloc mais il fallait rester prudent. Vu son visage sérieux, il avait déjà pris conscience de ce point.

"Merci pour ce que tu as déjà fait. Ah, au fait, mon nom n'est pas "Ash" mais Harry. On se retrouve dans ce même restaurant si on avance ?"

- "Je t’en prie. C’est pour ça que tu m’as engagé. Je suis ok pour se donner rendez-vous ici si l’un de nous a du nouveau."

Il s’appelait donc Harry. J’aurais pu deviner que son nom commençait par H. Cependant, les prénoms débutant par cette lettre étaient nombreux. J’aurai eu peu de chance de tomber sur le bon. Maintenant que nous avions convenu de notre prochain lieu de rendez-vous et de ce que nous avions à faire, il ne nous restait plus qu’à agir. Mais avant je devais déposer le gamin endormi chez moi. Pas question de me le trimballer toute la soirée. L’hybrid en face de moi l’avait bien compris puisqu’il évoqua tout haut ce que je me disais mentalement. Mais je bloquais un peu sur la suite de sa phrase :

"Accepterais-tu de garder Miu, cette nuit ?"

Je vis la bestiole qui accompagnait Harry relever la tête. Signe que le nom Miu la désignait. Pourquoi devrais-je m’occuper de cet animal ? J’avais déjà un singe, qui, si je l’écoutais, me suivrais partout où que j’aille. N’était-ce pas amplement suffisant ? Pourquoi devrais-je rajouter une bête à la liste ? L’hybrid tenta de me convaincre en ajoutant que la bestiole était capable de se nourrir seule et de disparaitre si un certain ordre était prononcé. J’ai même eu droit à une petite démonstration. J’allais refuser. Après tout, ce n’était pas mon travail. Je n’étais qu’un informateur. Pas un baby-sitter d’animaux. Je reportais mon attention sur l’hybrid pour lui dire non lorsque je fis l’angoisse sur son visage. Ahh… C’était à ce point-là ? C’était vrai que je lui demandais de se jeter dans la gueule du loup. Mais quand même. Etait-ce une raison d’en faire tout un plat ? Il avait réussi à tenir en « conservant » sa race jusqu’à maintenant et à part la mésaventure qu’il avait eu quelques jours auparavant il se semblait pas avoir eu d’autre souci. Il avait largement moyen de ne pas se faire repérer. S’il ne se montrait pas trop curieux. Je pouvais tout de même comprendre ses craintes. La bête était, elle non plus, pas dans son élément. En plus, ce n’était pas un animal que l’on voyait à Nordkia. Un ünik intéressé pourrait facilement l’embarquer. Et pis, ça fera un peu de compagnie pour Aoru.

- "C’est d’accord. Je m’occuperais de ton animal. Mais je n’y pourrais rien si elle part te rejoindre ou refuse de rester avec moi. Et elle passera sûrement une large partie du temps avec la belle au bois dormant." Je désignais du doigt le gosse toujours endormi sur sa chaise. "Comme tu l’as dit, nous n’avons plus de temps à perdre. Je vais rentrer et commencer mon enquête une fois les petits chez moi."

Je rangeai la carte dans le carnet que j’avais délicatement retiré de sous l’enfant. Je n’essayais même pas de le réveiller. Une fois endormi, c’était fini. A moins de lui agiter de la nourriture sous le nez. Et dans ces cas-là, il ne voudrait plus quitter les lieux avant d’avoir terminé son repas. Je m’abaissais devant sa chaise pour le mettre sur mon dos. En me redressant, je jetais un coup d’œil à la boule de poil. Où allait-elle se planquer ? Dans la poche ventrale de mon sweet ? Dans ma capuche ?  Ou bien encore dans les poches du gamin ? Peu importait. Une fois tout le monde embarqué, je saluais Harry en lui confirmant que si j’avais des news, je le contacterais et on se retrouverait dans ce restaurant.

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Haku

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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Jeu 24 Mai - 11:02

L’Obelisk's Eagle Jackpot est un haut bâtiment rouillé et lumineux. Son enseigne, surmonté d’un grand aigle doré, se démarque fortement de l’éclairage ocre et des ombres noires. L’éclaireur s’est placé dans l’obscurité pour procéder au repérage Les portes sont largement ouvertes, laissant voir un tapis vert, des lampes et au fond un bureau comme comité d’accueil. Une originaire en robe colorée attend derrière. Il semble ne pas y avoir foule, la nuit est déjà bien avancée.

Le tour du bâtiment est embarrassé par des murs et des grilles. L’éclaireur remarque aussi que toutes les fenêtres sont condamnés. Il décide d’entrer par l’entrée principale. L’ünik l’accueille avec un sourire et lui demande s’il a bien plus de dix-huit ihrs. Haku n’a pas besoin de mentir sur ce point et se présente, non pas comme Harry Hiatus mais comme Harry Gates pour brouiller les pistes. Il s’agit de la place d’un gang après tout.

« Harry Gates » pousse la porte-double. Alors qu’il entre, le brouhaha et la fumée de tabac l’envahissent aussitôt. Haku est bien content d’avoir gardé ses lunettes noires sur le nez car les lumières sont tout aussi agressives. L’endroit est oppressant, bas de plafond et – Haku l’a bien vu – dénué de la moindre fenêtre. L’anemös a très envie de ressortir. Il se force à rester pour observer. Le thème de la décoration semble être les rapaces. Un faucon lui renvoie un regard brillant et perçant. Si mon père veillait sur cet endroit, je ne sais pas si je serais soulagé ou inquiet. Il s’écarte des machines bruyantes où sont collés des üniks pour aller près des tables de jeu où l’ambiance paraît plus saine.

Un ünik qui semble employé ici vient à sa rencontre. Haku déteste ce genre de situation. Déjà qu’il faut le traîner pour aller dans un nouveau bar. Pourquoi faut-il qu’il se force à entrer ici tout seul ? Pour Diyo et les hybrids enlevés, c’est vrai. L’employé lui demande s’il désire « changer de l’argent ». Haku reporte la proposition à plus tard et donne un peu de pourboir au gars pour qu’il le laisse tranquille. L’ünik accepte le mince pourboire et retourne à son guichet. La rencontre ne s’est pas trop mal déroulée. L’anemös déambule parmi les tables de jeux.

ΩΩΩ

Miu est perplexe. Pourquoi son frère l’a-t-il confiée à des étrangers ? Aussi loin que remonte ses souvenirs de canidé, ce n’était jamais arrivé avant. Il la laissait vagabonder librement et il était toujours disponible pour elle. Qu’est-ce qu’il se passe ? Finalement, elle quitte la poche ventrale de l’originaire qui n’a pas la bonne odeur et découvre un nouveau lieu. Assez curieuse de nature, elle le renifle dans tous les coins. C’est alors qu’elle sent des rats. Cet endroit lui plaît !

ΩΩΩ

L’hybrid passe d’abord un certain temps à observer les différentes tables pour réviser les règles du Black Jack, de la Roulette et du Poker. Ce serait étrange si Haku ne pouvait pas donner l’impression de connaître un peu. Quel dommage qu’il n’ait pas fréquenté les salles de jeu de Nemoto pour comparer !
Les joueurs sont davantage accoutrés comme lui que comme le personnel, certains portent même leurs lunettes de soleil à l’intérieur. La moyenne d’âge est plus élevé mais certains ont l’air aussi jeunes que lui. Il ne doit pas passer si incongru que ça en fin de compte. Hormis son détachement. L’anemös porte trop foi aux enseignements des anciens sur le danger de l’addiction pour jouer impulsivement avec l’argent. Haku aime bien jouer au vingt-et-un, pourvu que l’enjeu de la partie ne soit que de rire ensemble.

Pendant les pauses entre les différentes actions, il tend l’oreille. Le bruit répété des machines couvre la plupart des discussions et lui donne mal à la tête. Le peu qu’il comprend ne l’aident pas. S’il veut tirer quelque chose, le mieux reste le bar qu’il a repéré à côté. Il quitte la table de poker pour le comptoir. Boire de l’alcool ne le tente pas ici mais il commande quand même un gin tonic. L’air de siroter son cocktail, il laisse sa tête reposer et écoute les conversations environnantes. Une en particulier l’interpelle, venant d’une mini-salle privée protégée derrière des rideaux :

- […] J’ai besoin de trois ou quatre, des costauds. D’où viennent vos gros bras ?
- On va les chercher aux Murailles des roches. Y a pas mieux et plus rentable, ils sont bien contents de quitter les mines. Mais ils sont difficile à ramener, l’Élite n’apprécie pas de perdre ses travailleu--


C’est malheureusement ce moment que choisit une jeune originaire pour l’accoster. Haku perd le fil de l’échange secret tandis qu’elle le mitraille de questions pour lancer la conversation. Elle s’installe sur le siège d’à côté, s’approchant un peu trop près. Les plumes fauves sous sa veste tentent sans succès de se dresser pour paraître plus effrayantes. L’anemös aimerait lui dire de le laisser tranquille, d’aller voir ailleurs si les oiseaux chantent mieux mais il est trop poli pour la rembarrer aussi directement. À la place, il prend congé en prétextant aller aux toilettes sans avoir la moindre idée d’où elles sont.

ΩΩΩ

La poignée de la porte est trop dure, la renastu a beau y mettre tout son poids, le panneau ne s’ouvre pas. Miu piquerait bien une sieste en attendant que l’originaire à la drôle d’odeur lui ouvre la porte. Elle se blottit bien au chaud sous les couvertures, à côté du petit radiateur originaire avec qui elle a joué la dernière fois.
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Kei Hynawa

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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Sam 14 Juil - 17:42


Assis au bar, les yeux perdus dans le vague, je sirotais mon verre de soft. La boîte de nuit était en rez de jardin. La nuit étant tombé, seuls les faisceaux lumineux permettaient de voir ce qui nous entourait. La musique était forte. Au point que je peinais à capter les conversations autour de moi. Je devais tellement me concentrer pour écouter que cela n’était plus vraiment naturel. J’avais donc opté pour une autre méthode. Faire une pause d’abord. Puis explorer le terrain. Discrètement. Je m’étais déjà mêlé à la foule en me déhanchant sur le dancefloor et plusieurs demoiselles m’avaient déjà abordé. Rien d’étonnant à cela. J’avais mis les vêtements pour.

Après avoir quitté mon commanditaire dans le restaurant, j’avais ramené les deux petits chez moi. Le marmot et la bestiole. A peine arrivé la bête avait sauté de ma poche pour explorer les lieux. Le gosse, lui, roupillait toujours à point fermé. Je l’avais déposé sur le lit avant d’aller me changer. J’avais tronqué le sweet pour une chemise blanche et une belle veste. J’étais ensuite ressorti après avoir laissé un mot. « Interdiction de sortir tant que je ne suis pas là ». Bien que jeune, le petit savait lire et écrire. Il n’aurait donc aucune excuse s’il venait à désobéir.

Le barman me resservit un verre de soda. Il recommençât ensuite à polir les autres contenants. Malheureusement, il n’était pas très bavard. Ce n’était avec lui que j’allais pouvoir récolter des informations. Les plus causantes seraient sûrement les jeunes femmes. Les séduire ne devrait pas être très compliqué. Cependant, une fois lancée, il serait difficile de les arrêter. Et il fallait que je trouve lesquelles étaient les habituées. Je reportais mon attention sur la salle. Celle-ci était pleine à craquer. Des centaines d’originaires dansaient sur la piste de danse. Tandis que d’autres avaient pris place, soit au bar, soit dans les coins cosy, aux fauteuils qui paraissaient être bien confortables, aménagés pour ceux souhaitant prendre une pause. Plusieurs portes de couleurs parsemaient les murs. L’entrée bien sûr et les toilettes notamment. J’en comptais quatre. Deux pour femmes, deux pour hommes. Il y avait ensuite trois autres portes. L’une devait mener au sous-sol. Les deux autres portaient la mention « privé » en lettre rouge. Les trois qui m’intéressaient étaient malheureusement restés fermés durant tout mon séjour au bar. Je lâchais un léger soupir avant de retourner sur la piste.

Je laissais mon corps bouger au rythme de la musique. Si l’on pouvait vraiment appeler ça musique… Pour moi, ce n’était qu’une succession de boum boum boum. Qui, en plus de m’être désagréable, m’empêchait de me concentrer sur les autres sons qui m’entouraient. Même ma vue n’était pas d’un grand secours. Sans trop savoir comment, j’avais réussi à me retrouver au centre de la piste de danse. J’avais donc un attroupement de chaque côté qui ne me permettait pas de voir ce qui se passait au bar et surtout, à proximité des sorties. Et lorsque j’essayais de me frayer un chemin pour me rapprocher du but, les danseurs me jetaient des regards noirs. Il me fallut plusieurs minutes pour atteindre l’extrémité de la piste.

Je restais loin des danseurs tout en déambulant entre les fauteuils cosy. Ceux-ci étaient en cuir rouge à première vue. Disposés en arc de cercle contre les murs, une petite table au centre permettait de poser verres et bouteilles dessus. Malheureusement, tout paraissait déjà être occupé. Chacun avait semble-t-il trouvé sa place. Je n’avais plus qu’à me reposer au coin du bar. Du moins, c’était ce que j’avais l’intention de faire avant de me faire héler par l’un des individus confortablement installé.

- "Hey gamin. Ça te dirait de te joindre à nous ?"

S’ils s’adressaient à moi plutôt qu’à l’une des nombreuses demoiselles présentes, c’est qu’ils étaient d’un certain bord. Je n’avais pas prévu de côtoyer ce genre de type ce soir. Je n’avais rien contre les personnes qui étaient attirés par le même sexe. Cependant, ce n’était pas mon truc. J’étais plus intéressé par les femmes. Bien qu’il me soit déjà arrivé de jouer la comédie, d’un côté comme de l’autre, pour obtenir les informations dont j’avais besoin. Mais peut-être avaient-ils des infos intéressantes. Me voyant hésiter, il ré-enchérit :

- "Allez, viens prendre un verre avec nous. On va pas t’bouffer ! "

Comme il le disait, je ne risquais rien. « Convaincu », je m’installais à leur côté. Celui qui m’avait interpellé était blond. Il semblait être plus âgé que moi en approchant de la trentaine. Son camarade de boisson, lui, était son exact opposé. Cheveux noirs comme la suie mais leur âge devait être similaire. Le blond me proposa à boire. Sur leur table était posé une bouteille de vin rouge et une autre de vin blanc. Moi qui m’étais décidé à ne pas boire d’alcool aujourd’hui. Je lâchais un soupir mentalement. Tant pis pour la bonne résolution.

- "Je vais prendre un verre de blanc. Sinon, vous êtes des habitués des lieux ? J’vous avoue que c’est la première fois que je mets les pieds ici et je pensais pas qu’il y aurait autant de monde."

Il me répondit, en tendant le verre plein, qu’ils n’iraient pas jusqu’à se définir comme habitué mais ils venaient de temps en temps. Lorsque l’envie de faire de nouvelles connaissances – et surement plus si affinités – se faisait sentir. D’ailleurs, je devais plaire à celui qui m’avait proposé de le rejoindre. Après qu’il m’eut donné mon verre, sa main s’était grossièrement glissée sur ma cuisse. Je ne m’en formalisais pas. Bien au contraire. J’avais déjà usé de mes charmes pour plaire à des hommes. Que je sois travesti ou non. Autant en profiter pour tenter de glaner quelques informations. J’affichais un léger sourire. Juste assez pour l’inviter à continuer, tout en paraissant un poil gêné par la situation. Cependant, le jeu de séduction ne dura pas suffisamment de temps pour que je puisse récolter ce dont j’avais besoin. En effet, dans mon dos un brouhaha s’élevait.

Intrigué par le bruit, je pris congé des deux hommes qui m’avaient gentiment invité à leur table. Un troupeau s’était rassemblé devant l’une des portes que j’avais pu remarquer lorsque je m’étais installé au bar. N’étant pas bien grand, j’eus du mal à voir ce qui suscitait autant d’intérêt auprès de ces gens. Finalement, ce n’était qu’une jeune femme. A vue de nez, elle devait à peine avoir atteint la majorité. Elle était très belle. Visage fin. Longs cheveux noirs. Et surtout, très faiblement vêtue. Autour de son cou, une pancarte. Je me mis sur la pointe des pieds pour tenter de lire ce qui y était inscrit. Paria. Ce simple mot me fit frissonner. Et mon assurance s’envola. Littéralement. J’avais l’horrible pré-sentiment que si nos regards se croisaient, ma couverture allait disparaitre. J’allais être découvert. On allait m’enfermer et me faire taire à jamais. Mes doigts avaient commencé à trembler alors que lentement, je m’éloignais de la personne qui pouvait me nuire. Les gens qui m’entouraient m’importait peu maintenant. Je ne devais pas rester une minute de plus ici. Il fallait que je rentre. Que je m’éloigne de la menace.

Malheureusement, nos regards se croisèrent. Mon monde s’écroula. Et moi avec. Sans même m’en rendre compte, mes jambes s’étaient dérobées sous mon poids. J’allais finir comme cet apothicaire qui m’avait pourtant bien aidé. Ou pire. J’allais finir enfermé et être l’objet des expériences de scientifiques véreux. Rien que d’y penser, j’en frissonnais. Je ne voulais pas de ça. On m’attendait. Je ne pouvais pas disparaitre ici. Pas maintenant. Pas en le laissant tout seul. Calme toi.. La voix qui résonna dans ma tête me sortit de ma torpeur. Ce n’était pas la première fois que je l’entendais. En tout cas cela avait eu l’effet escompté. Allez Kei, reprends tes esprits. Comporte-toi normalement et tout ira bien. Allez debout !

- "Tout va bien monsieur ? Vous êtes blancs comme un linge ? "

Trop tard… Je pris une grande respiration, avant de relever la tête vers la voix féminine.

- "Oui oui, tout va bien. Ce n’est qu’un coup de chaud. A moins que j’ai déjà un peu trop abusé de la boisson."

Je me remis sur mes deux jambes. Je sentais encore les tremblements me parcourir mais je ne devais pas les montrer. Ce n’était pas un signe d’ivresse ou d’un coup de chaud. Par contre, tituber, oui. Sans même jouer la comédie, j’exécutais mon rôle à la perfection. Il allait vraiment falloir que je fasse des efforts pour améliorer ça… Comment avancer et réussir mes missions si je perdais ma confiance en moi à la moindre manifestation du racisme sur les gens comme moi. Lentement je me dirigeais vers la sortie. Dans mon état actuel, je n’étais pas certain de savoir conserver ma couverture. Et pis, je me sentais épuisé. Complètement vidé. Le plus sûr était de rentrer et de revenir plus tard. Même si le temps nous était compté.

Une fois dehors, respirer l’air frais du soir me fit un bien fou. Ce n’était pas suffisant pour m’inciter à faire demi-tour. Néanmoins cela me requinqua. Par acquis de conscience, j’allais faire un tour sur le second qui m’avait été attribué. Même si je doutais d’y trouver quelque chose. Celui-ci semblait être beaucoup plus intéressant. Après tout, on n’exhibe pas des parias comme ça.


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Haku

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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Dim 29 Juil - 22:40

Après une courte exploration parmi les machines bruyantes et les tables du casino, Haku retourne sur ses pas en espérant que la fille ait trouvé une autre cible. Manqué… Elle est toujours accoudée au comptoir entre lui et les tables privées. Occupée à discuter avec le barman, elle ne l’a pas encore remarqué. L’anemös ne se voit pas passer furtivement à côté d’elle et l’ignorer blesserait son orgueil. Il juge l’ünik, non en tant qu’obstacle, mais en tant que source d’information. Sa tenue est décontractée, loin de choquer les mœurs de l’hybrid : un bustier jaune, un bas très court en jean bleu, une veste nouée autour de la taille et des sandales aux semelles ultra compensées. Elle est, de faite, bien plus petite que Haku et paraît tout juste dix-huit ihrs, ce qui décuple son étonnement de la voir seule aussi détendue dans une base pour criminels d’après Kei. Il serait idiot s’il passait à côté de l’occasion de questionner cette fille. Il se lance.

Elle sourit quand elle le voit, le taquinant sur sa précipitation de tout à l’heure. Haku essaye de lui renvoyer un sourire engageant. Depuis qu’il accepte son jeu, elle l’agace moins. Il pourra avancer dans sa recherche de Diyo et en même temps lier connaissance avec une ünik. Elle lui tend son gin à peine entamé. Sa paranoïa ne manque pas de tirer la sonnette d’alerte : reprendre un verre manipulée par une étrangère est inenvisageable ! Haku refuse poliment et le lui offre en retour. La fille ne semble pas contrariée et accepte le verre avec joie.

Il lui demande d’où elle vient et ce qu’elle fait puisque lui-même ne l’a pas vue jouer aux tables. La fille semble très réceptive à la curiosité de son interlocuteur. Elle passe sans cesse la main dans ses cheveux, affichant ses boucles d’oreille et ses ongles vernis. Son sourire désarmant rend Haku nerveux. Elle se présente sous le nom de Vittany Copper et devant la réaction classique de son interlocuteur, précise qu’elle est la fille du patron et qu’en tant que telle, personne n’osera la déranger. Elle lui désigne un homme en noir chargé de la sécurité, en particulier la sienne. Pour Haku, c’est comme se prendre une pierre en pleine tête, il ne pouvait pas se faire abordé par une personne moins notoire ? Au moins doit-elle connaître les activités de son père, ce qui est inespéré d’un certain point de vue. Il surjoue la réaction appropriée en la faisant rire.

Il se présente à son tour de façon plus ouverte. Ils discutent ensemble un moment tandis qu’elle boit son verre. Difficile de l’imaginer jouer au poker, avec sa façon cash et enjouée de discuter, c’est trop facile. Elle lui apprend qu’elle aide beaucoup au bar quand elle n’étudie pas la comptabilité. Son père lui parle de ses affaires, de comment gérer le casino. Haku n’échappe pas à l’interrogatoire et répond autant que possible à Vittany sans trahir ses origines forestières. Il lui demande finalement si la casino organise des évènements de temps en temps.

- Des évènements ? Non, je ne vois pas. À part mon dernier anniversaire que j’ai fêté ici avec beaucoup de monde !
- Tu as beaucoup d’amis, dis donc.
- Ils ne sont pas aussi proches que je voudrai.
- Oh...
- Tu es sûr que tu ne veux pas jouer ?
- Y a mieux à faire, non ? Discuter, c’est bien aussi.
- T’es bizarre ! Si tu ne vas pas au casino pour jouer alors qu’y fais-tu ?
- … Rencontrer des gens qu’on ne trouve que là-bas.
- Je ne te suis pas.
- Ici, c’est différent du reste du cratère, c’est plus net que les autres bâtiments, ça brille de partout, ça détonne je trouve ça curieux
, détourne Haku au bord du désespoir.
- Tu es juste venu par curiosité ? Eh bah. Tu trouves qu’ici ça fait plus élite ?
- Pourquoi c’est comme ça ? Et comment ?
- Bien gérer l’argent aide beaucoup
, répond Vittany d’air sérieux.
- Le reste du cratère est moins bon en gestion ?
- Hum… Je dirais… que ça dépend, ils sont trop détachés avec ou trop mesquin. Faut avoir un intérêt là-dedans !


Haku ne sait pas dans quelle mesure, il doit avoir foi en cette réponse. Mais de toute façon, même si la question le dérange, il doit s’occuper du plus urgent. Le temps que l’ünik réfléchisse à ses questions lui a permi de trouver un moyen d’aborder la question qui le préoccupe.

- Je veux bien être ton ami, à une condition.
- Eh bah ça ! T’es un drôle d’oiseau ! C’est quoi ta condition ?
- … C’est au sujet de la moralité. Je veux que tu me jures que tu ne trempes pas dans des affaires louches qui portent atteinte à la liberté des originaires par exemple.


L’ünik le regarde bouche bée et Haku se dit qu’il est peut-être allé trop directement. Pour la fille d’un délinquant notoire, c’est sans doute trop demander.

- Pfft ! Si c’est juste ça y a pas de problème. Moi, Vittany Copper, atteste sur l’honneur n’avoir jamais fait de mal ou empiété sur la liberté des autres. Satisfait ? Bon, tu m’as déjà offert un verre, c’est quoi la suite ?
Je n’en ai pas la moindre idée…
- Ce que tu veux...


ΩΩΩ

Pendant ce temps-là, Miu s’est réveillée et inspecte le garde-manger. Sa traque survoltée a fini de chasser les nuisibles encore capables de ramper. Elle passe la tête entre différentes boîtes pour renifler l’odeur de nourriture hors de portée. En faisant cela, elle fait tomber des ustensiles. Sitôt le fracas amorcé, elle vole en un éclair à l’autre bout de la pièce.

ΩΩΩ

Haku crut qu’elle allait l’embrasser mais non, elle se contente de sauter de son siège et de le guider à une table de jeu. Elle le met au défi de faire mieux qu’elle, offrant les jetons nécessaires. L’hybrid suit le courant, il sait qu’il perd un temps précieux à ne pas chercher Diyo mais il a en quelque sorte promis à la jeune ünik qu’il serait son ami. Il lui tient compagnie avec toute la bonne humeur dont il est capable. Si le temps passe, le chat-huant a du mal à s’en rendre compte et fatigue moins vite que sa compagne. Il lui fallu un gros effort pour refuser invariablement l’alcool offert et s’en tenir à l’eau en bouteille. L’alcool étend son emprise sur elle et la pauvre docker ne tient plus sur ses jambes. Vittany lui est tout de même d’une grande aide, elle répond à ces questions sur les endroits obscures du cratère, lui déconseillant fortement l’Oak's-Ectoplasmic-Jokes. Il la ramène au garde du corps et l’abandonne là. Il lui a semblé entendre une bafouille au sujet d’yeux jaunes mais il s’agit probablement de son imagination.

Quand il sort du casino, le soleil est déjà en train de se lever. Tant pis pour le bar ! Mais c’était une charmante fille. Il n’aura pas trouvé de piste cette nuit, il espère que Kei a eu plus de chance. Il verra l’hybrid le soir venu, avant ou après le service. En attendant, il retourne à sa pension et s’étonne de ne pas voir sa renastu de sœur avant de se rappeler qu’elle était avec le petit Ao chez Kei.

Hrp:
 
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Kei Hynawa

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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Jeu 30 Aoû - 19:57


Après mon coup de flippe dans la boite de nuit, je m’étais tout de même décidé à aller jeter un oeil au second lieu. Il s’agissait d’un bar. Le On-Earth-Jail. Il était assez connu dans le milieu. Beaucoup de personnes s’y retrouvaient pour discuter d’affaires en cours mais aucune rumeur d’une activité louche n’avait fuité. C’était donc, au premier abord, un bar tout ce qu’il y avait de plus normal. C’était peut-être pour cela que je n’avais pas trop réfléchi à m’y rendre le même soir. L’espoir de trouver quelque chose était faible, voire même nul. D’autant plus que, le premier lieu que j’avais visité, semblait vraiment trempé dans un truc pas net. On n’exhibait pas une paria comme ça. A moins de se trouver à Anathorey et que l’on soit, soi-même, un noble.

Pour chasser mes idées noires, j’avais replongé. Accoudé au bar, un verre d’alcool à la main, je laissais les bruits ambiants m’atteindre. Je n’essayais même pas de capter la conversation d’un tel ou de discuter avec un autre. J’avais juste envie de penser à autre chose qu’à la crainte que j’avais vécue quelques heures auparavant. Ce n’était que mon deuxième verre de la soirée. J’estimais que j’étais encore raisonnable. Il n’était pas question de finir avec une gueule de bois comme c’était le cas depuis quelques temps. Je devais venir à bout de cette mauvaise habitude. J’avais cependant conscience que ce n’était pas en trainant dans des lieux comme celui-ci que j’allais y remédier. Bien au contraire. C’était comme proposer un pari à un gars addict au jeu. C’était une mauvaise idée. Et pourtant. L’on tombait facilement dans le piège. C’est lorsque je m’apprêtais à commander un nouveau verre – de soft – cette fois, que mes oreilles reconnurent une voix familière.

- "Hey Kei ! Ça fait un moment qu’on t’avait pas vu trainer dans le coin."

L’homme qui venait de parler et qui s’approchait à grands pas était un peu plus âgé que moi. Si mes souvenirs étaient exacts, il devait avoir vingt-cinq Irs. En plus d’être le plus âgé, il était aussi le plus grand. Il avait quasiment une tête de plus. Nous nous étions rencontré lorsque je travaillais en tant que mécano dans une boite d’aéronef. Nos âges étant proches, nous avions assez vite sympathisé. Nous avions rapidement pris l’habitude de trainer ensemble. Cela allait de faire le tour des bars du coin en se lançant des défis plus débiles les uns que les autres à la drague en duo. Il ne fallait pas se mentir. Lui comme nous, nous avions plutôt une belle gueule. Enfin, surtout lui. Si je ne cachais pas mon horrible cicatrice sous du fond de teint, je n’aurais pas autant de succès. Alors que lui, il avait tout. Des cheveux de jais et des yeux bleus qui vous transperçaient littéralement. Aucune fille ne pouvait vraiment lui résister. En quelque sorte, physiquement parlant, nous étions un peu le ying et le yang. C’était ainsi que nous étions devenus « ami ». Du moins, il était ami avec le Kei Unik. Rien ne me garantissait qu’il ne me balancerait pas à la moindre occasion s’il connaissait ma véritable identité.

- "C’est que je suis pas mal occupé tu sais. J’ai pas une p’tite vie tranquille comme certain."

La pique était facile et il ne s’en offensa pas. Bien au contraire. Un sourire s’afficha sur son visage alors qu’il prenait place à ma droite. Il héla le barman pour se commander un whisky, et voyant que mon verre était vide, il se proposa pour payer sa tournée. J’haussais les épaules alors que le barman me jetait un regard, l’air de dire qu’est-ce que je fais. Je venais de me commander un soft. Je tenais à ma résolution quand même. C’est néanmoins le nouveau venu qui paya pour moi. Si cela lui faisait plaisir. Mais je lui rendrais la pareille pour le prochain verre ou lors de notre prochaine rencontre. Je n’aimais pas avoir des dettes.

- "Sérieux Kei, avec quoi t’as demandé à couper ta boisson pour que je paye ce prix-là ?"

- "C’est un cocktail aux fruits Math. J’essaye de freiner sur l’alcool…"

- "P’tit joueur. Mais c’est vrai qu’il parait que Monsieur joue les nounous. Comment tu t’y es pris pour te retrouver avec un gosse ? Une nana te la fait dans le dos ?"

- "Dis pas n’importe quoi. Les circonstances ont fait que je me suis retrouvé à m’occuper de lui. Tu sais, c’est comme les chiens errants et abandonnés dans la rue. T’en vois des dizaines et puis, il en suffit d’un pour que tu craques. Bah c’est la même chose."

- "Mouais… Il fit tourner le contenu de son verre avant d’en boire une gorgée. Et il est comment ce gamin ?"

- "Il est beau gosse. Et calme aussi. Aucun son ne sort de sa bouche. C’est pratique. Il braille jamais du coup. Mais quand il veut quelque chose, crois-moi qu’il sait se faire comprendre."

- "Mon pauvre vieux. Tu viens de te prendre dix irs dans la face là ! On dirait une mère poule complètement gaga."

Il se mit à rire. Sa comparaison me faisait ni chaud ni froid. Je n’avais même pas de point de repère. N’ayant pas vraiment eu de mère qui se comportait comme il le disait. Alors peut-être qu’il avait raison. Après tout, je m’étais attaché à ce gamin. D’ailleurs, en tant que mère poule, je devrais rentrer et vérifier qu’il soit bien au lit.

- "Dans ce cas, la mère poule va rentrer et veiller sur son poussin. A une prochaine Math. Je te le présenterais à l’occasion."

- "Non mais sérieux Kei ! C’était une blague !  Reviens ! "

Je m’étais déjà éloigné mais j’imaginais sans mal la tête de chien battu qu’il faisait dans mon dos. Je lui fis signe avant de sortir. Il devait être tôt le matin vu les petits jeux de lumière qui passaient entre les bâtiments. Je ne savais même pas l’heure exacte mais je sentais la fatigue me guetter. Il était vraiment temps que je rentre. Je parcourus rapidement le trajet qui me séparait de mon chez moi sans prêter réellement attention à ce qui m’entourait. L’appel du lit était le plus fort en ce moment ! Arrivé à destination, j’allais directement me coucher. Je sentis une « montagne » sur ma gauche et je supposais que c’était Aoru. Je murmurais un « je suis rentré » avant de sombrer.

*****

La réalité était un peu différente. Ce n’était qu’un tas de loque sous la couverture et non pas un enfant. Le petit ainsi que la bestiole étaient sortis quelques heures avant le retour de Kei. Aoru avait supposé que l’animal avait faim ou qu’il avait envie de prendre l’air. C’était surtout le gamin qui ne voulait plus trainer dans l’appartement malfamé.

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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Lun 10 Sep - 14:22

Miu est contente de sortir de l’appartement ; elle en avait fait le tour et le trouve trop petit. Alors quand le petit hybrid mâle lui a ouvert la porte, elle n’a pas attendu une seconde pour s’élancer vers l’extérieur et la fraîcheur du matin. Les pavés sont humides et sentent l’alcool.  Le petit hybrid la suit de près, Miu le laisse faire. Elle aime bien ce jeune hybrid calme et joueur.

’☼☼☼

Le soleil naissant filtre par la fenêtre de la chambre. L’anemös retire son manteau et ses chaussures pour se mettre à l’aise. Que peut-il tirer de cette soirée ? Pour espérer trouver Diyo, il doit aider Kei en décelant un trafic de hybrids. Le casino cache bien un trafic plus ou moins illégal mais pas celui qui intéresse Haku. Une bonne ou une mauvaise chose, une affaire à gérer c’est déjà bien assez mais pourquoi le casino n’aurait pas élargi ses offres ? La fille du patron a prétendu ne pas y être mêlée mais elle a sans doute dit ça pour obtenir plus vite ce qu’elle voulait. Elle ne lui a rien dit pour le débauchage des montagnards et pourquoi lui dirait-elle la vérité d’abord ? Lui-même lui a sciemment mentit sur son nom et son origine pour protéger sa couverture.
Ce qu’il a vu ou entendu ce soir n’est pas suffisant pour rayer le Eagle Jackpot de la liste et il doit toujours jeter un coup d’œil à l’autre bar, le… Oak’s Estoplastik Jokes pour confronter les propos de la fille avec la réalité. Il est bien en retard sur sa partie du travail. Il ne reste plus beaucoup de temps avant le sixième jour de la dehne et les chances que Diyo ait déjà été emmené ailleurs se multiplient... Il ne doit pas perdre espoir, la persévérance est une qualité essentielle pour un éclaireur.

☼’☼☼

La rue gagne en agitation, plus d’originaires sortent dans les rues. La petite renastu les évite le plus possible. Une fois il y a longtemps, elle avait senti une horrible main froide pénétrer son nid et éteindre le cœur de ses frères et sœurs. Elle serait restée paralysée de terreur au fond du nid si une main douce ne l’en avait pas tirée. Loin de son frère, elle appréhende instinctivement de ressentir à nouveau cette main mortelle.

Un originaire élève la voix près d’elle, elle prend ses pattes à son cou. Plusieurs mètres plus loin, les rues changent de parfum, le brûlé et l’alcool disparaissant au profit de l’huile et de la nourriture.

Ça y est, elle a retrouvé l’odeur de son frère.

☼☼’☼

Haku lisse machinalement ses plumes froissées en pensant à Miu. Celle-ci n’est toujours pas rentrée alors que Kei ne semblait pas disposé à la laisser plus que nécessaire. La petite s’est sans doute offert une balade. Il a intérêt à se ménager et dormir sans trop se tracasser s’il veut des résultats. Une bonne journée de sommeil puis boulot et visite au bar de trafiquants, et peut-être ensuite un saut au casino pour--

Ses pensées sont interrompues par un choc contre les volets de sa fenêtre. Il ouvre pour voir l’origine. Une boule de fourrure dorée lui saute au cou. Sa Miu lui fait la fête sans ménagement. L’anemös fait de son mieux pour calmer la tempête jaune avant d’apercevoir un gamin par la fenêtre. C’est sans erreur le petit hybrid dont Kei s’occupe. L’anemös remet ses affaires pour cacher ses plumes et descend voir le petit Ao. Il l’interroge sur la raison de sa présence. Le petit lui répond sans mot dire et Haku décide de l’inviter à l’intérieur.

Ils croisent la propriétaire qui lorgne le gamin. Haku lui explique rapidement que c’est le petit frère d’un ami. Naturellement, elle propose un morceau de brioche pour le petit. De ce que l’anemös sait, elle n’a plus de bons rapports avec ses fils depuis qu’ils sont devenus adultes et dépensiers. Donc, normal qu’elle aime toujours chouchouter. Et heureusement qu’elle est incapable de reconnaître un hybrid devant ses yeux, sinon il y a longtemps que Haku aurait été cueilli dans son sommeil. L’anemös emmène Ao dans sa chambre où les attend Miu. Comme ils sont dans un lieu sécurisé, l’éclaireur retire ses lunettes pour jauger directement le petit hybrid. Voilà déjà plusieurs dehnes qu’il ne s’est plus permis un regard aussi franc avec qui que ce soit.

- Kei sait que tu es ici ? Tu as suivi l’animal, n’est-ce pas ? Je suis désolé, Ao. Mais si Kei ne te permet pas de sortir, c’est pour une raison. Tu risques ta vie, si un adulte voulait te faire du mal ou t’enlever.

Ça lui fait drôle de faire face à un miroir de lui plus jeune. Car Ao ne le sait pas mais Haku est depuis son plus jeune âge un adepte des escapades nocturnes en solitaire. La forêt, les bêtes et les plantes sauvages le fascinaient et l’attiraient. Les remontrances ne l’en dissuadaient pas le moins du monde à l’époque. Ses mots sonnent sans doute creux aux oreilles d’Ao. Aucun son ne sort de sa bouche, l’enfant est bien muet pense Haku.

Tout en parlant bas et avec douceur, l’éclaireur aiguisent ses sens pour vérifier qu’aucune personne ne les écouterait.

- Demande la permission à l’avenir. Tu devrais vivre dans la Sylva, tu pourrais au moins sortir de la maison.

Haku ne peut pas être trop dur, c’est comme s’en vouloir à soi-même. Il désigne l’horloge et demande à Ao de lui indique l’heure à laquelle Kei remarquerait sa disparition. Une heure en avance, il ramènerait l’enfant qui devra s’excuser avant que Kei ne se fâche. Il est trop fatigué pour aller au ghetto maintenant et encore moins surveiller Ao dehors.

Parmi ses affaires, Haku trouve quelques feuilles et des crayons pour qu’Ao s’en serve. Il n’a pas amené de livres de chez lui, pas d’histoires qui puissent plaire à l’enfant. Et il a perdu sa carte du monde lors d’une tempête, elle aurait sûrement intéresser le petit hybrid. Haku désigne le kit de la tente et lui propose de la monter pour qu’il s’amuse avec. La chambre n’est pas bien grande mais elle peut contenir l’appareil. Il est clair que Haku cherche tous les moyens possibles pour détourner Ao de son envie de découvertes à l’extérieur. Il dit à ce dernier d’aller voir la dame de tout à l’heure quand il aura faim mais lui précise de ne surtout pas la faire rentrer dans la chambre. Il va prévenir cette dernière et en même temps, lui emprunte des livres abordables pour un enfant.

Ses dernières instructions sont de rester près de la pension jusqu’à midi puis d’y retourner et de revenir dans la chambre avant le soir. L’enfant ne peut pas rester enfermé toute la journée et au moins le matin est moins risqué que l’après-midi. Il donne sa portion de nourriture à Miu puis se déshabille avant de se coucher dans le lit en mezzanine, laissant Ao et Miu vivre leur vie. Ce soir, il ramènera à Kei son petit fugueur sain et sauf. Ses yeux se ferment.

Hrp:
 
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Kei Hynawa

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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Dim 23 Sep - 21:27


Avant le retour de Kei, le gamin et la bestiole étaient parvenus à se faire la malle. Sans grandes difficultés, il fallait le souligner. En effet, pour les cas d’urgence, le paria avait planqué une clé dans l’appartement et l’enfant n’avait pas de mal à aller la chercher lorsque l’envie lui en prenait. Surtout que « ces » cas-là, c’était surtout le jeune hybrid qui était en danger puisque Kei était souvent de sortie. Entre le(s) boulots de jour et ceux de nuit, Aoru était souvent, voire même quasiment toujours, seul. C’était peut-être pour cette raison qu’il avait été si content à son réveil de trouver la boule de poil. Il avait, pour une fois, un compagnon de jeu.

Dès que la porte fut ouverte, l’animal s’était élancé à l’extérieur. Le jeune hybrid l’avait, bien entendu, suivi avec entrain. Il faisait un peu frais mais cela n’avait pas dérangé l’enfant plus que ça. Il avait connu bien pire déjà. Sa curiosité étant facilement attisée, les odeurs des étals, et surtout des cafés qui ouvraient leur porte lui donnaient très envie. Et la faim ne tarda pas à se faire sentir. Après tout, à peine réveillé, il avait trouvé la clé et il était sorti. Le p’tit déj était passé à la trappe. Discrètement, il s’approcha d’un marchand de fruit. Et subtilement, il vola une pomme. Heureusement, personne ne le remarqua. Néanmoins, Aoru savait très bien que c’était mal. Kei lui avait déjà dit et répété plusieurs fois. Et il savait que s’il savait, il aurait encore droit à une remontrance bien salée. M’enfin, l’adulte n’étant pas là, le petit garçon ne s’en faisait pas. Il s’inquiétait plus de voir son nouveau copain volant s’éloigner. Il planqua alors le fruit qu’il avait subtilisé avant de partir à sa poursuite en courant.

L’animal arrêta sa course devant une fenêtre de ce qui semblait être une auberge. Aoru resta sagement devant la porte, espérant qu’il revienne jouer avec lui. Malheureusement, la boule de poil préféra rentrer à l’intérieur. L’hybrid était prêt à faire demi-tour, un peu déçu que le jeu se termine déjà. Cependant, la porte s’ouvrit pour inviter l’enfant à entrer. C’était l’adulte que Kei avait vu la veille. Cela expliquait pourquoi l’animal avait préféré abandonner l’enfant. Une fois dans la chambre, le grand retira ses lunettes et fixa le gamin, qui détourna les yeux. Il lui demanda si son grand frère était au courant de sa venue ici. Aoru fit non de la tête. Il répondit par l’affirmative à la seconde question. Le reste de ses paroles entrèrent pour ressortirent quasiment aussitôt. Kei aurait pu dire la même chose. Et il l’avait même déjà dit. Le grand, dont Ao n’a pas du tout retenu le nom hier, lui demanda de montrer l’heure à laquelle Kei remarquerait son escapade. Il n’en savait rien. Il haussa alors les épaules et pointa une heure au hasard. Peu importe quand il le verrait, le petit savait qu’il se ferait engueuler. Le rouquin lui proposa plusieurs activités avant d’aller se coucher : dessin, montage de tente, manger de la brioche en demandant à la dame qu’il avait vu en rentrant, lecture et même de sortir avec certaine restriction. Être revenu avant midi. Sagement, le petit s’installa à table et s’occupa avec les crayons. Il aimait bien faire des dessins.

Malheureusement, le gamin était loin d’être aussi sage que l’on pouvait le penser. Il attendit que le grand hybrid s’endorme pour reposer ses crayons et repartir à l’extérieur. Après tout, il avait eu l’autorisation non ? Il ne manqua pas de passer voir la dame pour avoir un morceau de brioche avant de sortir. Aoru resta quelques secondes devant la porte. En réalité, il n’avait aucune idée d’où il se trouvait exactement. Il ne savait même pas quel chemin emprunter pour rentrer à l’appartement de Kei. Ce n’était qu’un enfant. Aussi il s’occuperait de ce détail plus tard. Et pis, Kei viendrait le chercher. Il se ferait disputer mais il retournera quand même à la maison. C’était l’heure de l’exploration et pas de l’inquiétude. L’enfant se remit alors à arpenter les rues. Celles-ci s’étaient un peu vidées. La foule de travailleurs était arrivée à destination et il ne restait maintenant que des retardataires qui courraient en bousculant les ménagères en pleine session de course. Aoru lui regardait les étals. La brioche l’avait rassasié pour le moment. Et pis, il avait toujours sa pomme dans la poche en cas de petit creux.

- "Hé petit, tu t’es perdu ? Tu veux qu’on t’aide à retrouver tes parents ?"

Sans vraiment s’en rendre compte, le gamin s’était éloigné du cœur de la ville pour s’approcher des ghettos. Il avait suivi les odeurs, la rue, le monde sans faire attention. Il était maintenant dans une ruelle assez large mais assez sombre malgré l’heure de la journée. Il était maintenant encore plus perdu que lorsqu’il était sorti de l’auberge. Même son grand frère risquait d’avoir du mal à le retrouver ici, quand bien même il connaissait la ville. L’enfant préféra ne pas répondre aux questions de l’adulte qui l’avait interpellé. De toute façon, il ne pouvait pas le faire. Il choisit de tracer son chemin en l’ignorant. Malheureusement, le grand ne l’entendait pas de cette façon. Quelqu’un bloqua le chemin que le gamin souhaitait emprunter. En faisant demi-tour, pour rebrousser chemin, l’autre côté de l’allée était elle aussi bloquée. C’était du trois contre un. Aoru n’était vraiment pas rassuré. Il avait beau être jeune, il savait reconnaitre une situation pas nette. Et il se trouvait en plein dedans. Pourquoi trois grands l’empêcheraient de poursuivre son chemin ? Qu’est-ce qu’ils lui voulaient ? Les types n’avaient pas l’air très sympathique en plus…

- "Approche petit, j’vais pas te manger.  J’te propose mon aide pour te ramener chez toi."

L’homme s’était rapproché et s’était abaissé pour être à la hauteur de l’hybrid. Ce dernier avait eu un mouvement de recul. L’ünik avait attrapé le petit par le bras pour le forcer à le suivre. Aoru avait beau résister, il ne faisait pas le poids face à la force d’un adulte. Il avait beau bouger ses lèvres, aucun son ne sortait. Comme toujours. Voir l’enfant muet donna un grand sourire à l’homme qui ne manqua pas d’en avertir ses camarades. Ils étaient tombés sur une perle. Un gosse qui ne risquait pas d’alerter la galerie par ses cris. Il n’y en avait qu’un dans le coin, et il avait fallu que ça tombe sur lui. Il aurait peut-être dû prêter plus attention au mot de Kei. Ou à la mise en garde du maitre de la bestiole. Cependant, le petit venait de sortir d’une ‘prison’. Il n’avait aucune envie d’en retrouver une autre. C’est pour ça qu’il se débattit comme un diable. Il donnait des coups de pieds et de poings de son bras libre. Cela n’eut pas grand effet. Les adultes ne ripostèrent pas tout de suite. Cela les faisait presque rire. Le gamin y alla plus fort alors. Il mordit de toutes ses dents la chair qui passait. Et il avait dû faire mal. La victime hurla de douleur et eut du mal à le faire lâcher prise. L’adulte avait dû le cogner plusieurs fois avant qu’Aoru daigne le libérer. Le coup avait fait valser le petit corps plus loin qui s’était heurté à un bac à déchet. Le choc fit perdre connaissance au gamin qui avait un goût de fer dans la bouche. Le garçon avait été maitrisé non sans mal.

*****

AAAAARRRRGGHHH

C’est dans un sursaut que je me réveillais. Je posais ma main sur mes yeux alors que j’avais un mauvais pressentiment. Qui gueulait comme ça dès le matin !? Surement une bagarre entre deux personnes qui venait de se terminer. Si c’était ça, il aurait pu faire ça un peu plus tard. Histoire que je puisse profiter encore un peu de ma courte nuit. Je soupirais. A côté de moi, je sentis encore le corps du gosse dont je m’occupais. Quelle heure il était ? Sans grand motivation, je sortis du lit. L’horloge dans la pièce principale indiquée l’heure du déjeuner. C’était étonnant qu’Ao dorme encore. M’enfin. Il devait être fatigué. Après tout, on était rentré tard hier. Je pris une douche pour me réveiller complètement. Il devait me manquer encore trois voire quatre heures de sommeil. La journée allait être difficile. J’enfilais les premiers vêtements qui me tombèrent sous la main avant de fouiller dans les armoires pour trouver de quoi déjeuner. Je trouvai quatre œufs dans le frigo ainsi qu’un peu de bacon. Je commençais à faire cuire le tout dans une poêle :

- "Allez debout Ao, si tu te dépêches pas de te lever, je mange tout !"

Aucune réaction. Bizarre. D’habitude, le simple bruit des casseroles ou l’odeur de la nourriture suffit à le faire sortir de sa cachette. La dernière fois qu’il m’avait fait ce coup-là, il était malade. Lorsque je fus à son chevet, je soulevais la couverture pour découvrir son visage. Cependant, ce n’était pas un gamin endormi que je trouvai allongé mais une pile de fringue. Ce n’était pas drôle. J’appelais le gamin pour qu’il sorte de sa cachette. En même temps je fouillais dans les recoins pour faire cesser le jeu. Mais il n’était nulle part. Et il ne se montra pas non plus. Où est ce qu’il avait encore était se mettre ce sale gosse ?! J’inspirais profondément avant d’aller m’assoir et manger. Quand il en aura marre de ce jeu, il finira par sortir de sa cachette.  C’est du moins ce que je pensais avant de voir la note sur la table : Parti jouer dehors

- "Vous n’auriez pas vu un garçon d’environ cette taille, avec de longs cheveux bruns et des yeux dorés trainer dans le coin ?"

J’avais sorti cette phrase des dizaines de fois déjà. A tous les marchands de la rue. En voyant le mot laissé par le gosse, mon sang n’avait fait qu’un tour. J’avais attrapé une veste et j’étais sorti. J’étais à la fois en colère et inquiet. Enervé qu’il n’ait pas suivi mes consignes et inquiet en sachant ce qui se tramait à Nordkia dernièrement. Un réseau que je n’étais pas encore sûr d’avoir découvert traquait les non üniks et les revendait. Si le gamin s’était fait chopper par ces gens, je ne sais pas ce que je ferais.  En attendant, j’arrêtais chaque personne que je croisais pour leur demander s’il avait aperçu le garçon. Malheureusement, les réponses négatives étaient nombreuses. Certains pensaient l’avoir vu et m’indiquaient une direction à suivre. Je ne savais même pas où il avait bien pu aller. Je marquais un temps d’arrêt. Il était parti jouer. Il n’y serait pas allé tout seul. Il avait dû suivre la bestiole de mon client qui avait passé la nuit avec lui. Et où la bestiole serait allée ? Voir son maitre ! Sans tergiverser plus, c’était à son auberge que je me rendais.

J’avais rapidement parcouru le chemin qui me séparait de ma position à ma destination. J’étais rentré sans frapper. J’avais trouvé une vieille dame, à l’air sympathique, à l’accueil. Poliment, je lui avais demandé si Harry logeait bien ici et si elle savait s’il était dans sa chambre actuellement. D’un sourire, elle me répondit que oui. Elle eut même la gentillesse de m’y conduire. Je la remerciai alors qu’elle faisait déjà demi-tour pour retourner à ses affaires. J’inspirais un bon coup avant de frapper à sa porte. J’espérais vraiment ne pas m’être trompé.

- "Harry, c’est Kei. C’est ta proprio qui m’a dit que t’étais là-dedans. Ouvre la porte." Et je murmurais plus pour moi " et dis-moi qu’Ao est avec toi…"



HRP:
 
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Haku

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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Lun 24 Sep - 17:22

Des coups à la porte tirent l’éclaireur de son sommeil. À moitié abruti par ce dernier, il lève la tête de dessous ses draps, dérangeant au passage Miu blottie dessus. Qui peut bien frapper chez lui ? La propriétaire sait qu’il travaille de nuit et ne le dérange pas en plein milieu de la journée. Ça, pas besoin de consulter sa montre. Il sent qu’il a dormi entre trois heures et le double. Le souvenir d’Ao lui revient. Il se demande si celui-ci n’a pas fait de bêtise. Machinalement, il se lève pour répondre à l’appel. De minces rayons du soleil qui filtrent à travers les volets de sa chambre. Des dessins jonchent le sol mais l’enfant brille par son absence, il est certainement encore dehors.

- Harry, c’est Kei. C’est ta proprio qui m’a dit que t’étais là-dedans. Ouvre la porte.

Le réveil est quasi immédiat. Kei cherche Ao, Ao n’est pas ici. Ouh, Mère Nature, pourvu qu’il ne soit rien arrivé à l’enfant ! Haku a un très mauvais pressentiment mais se retient de céder à la panique. Il enfile rapidement son débardeur et son pantalon avant d’ouvrir la porte. Kei affiche une mine paniqué derrière. Haku l’invite à entrer pour parler plus confidentiellement – les voisins peuvent être dans les chambres voisines. Il se fiche de montrer ses plumes et ses yeux à son invité, il est clandestin comme lui, discret et son âme est bonne.

- B’jour, entre, je t’en prie… Kei à l’intérieur, il poursuit : Tu viens pour Ao, c’est ça. Bon, respire un grand coup. J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La première est qu’Ao est bien venu me voir ce matin. La seconde est qu’il n’est plus là non plus. Mais ne t’inquiète pas, on va demander à ma proprio si elle l’a vu.

L’anemös parlait d’un ton calme et maintenu volontairement sous contrôle. Intérieurement, son cerveau envisage toutes les possibilités. Il comprendrait parfaitement si Kei lui en voulait pour ne pas avoir enfermé Ao en sachant pour les enlèvements mais la culpabilité ne résoudra rien. Il faut qu’ils réfléchissent posément et qu’ils retrouvent l’enfant le plus rapidement possible. Il met sa veste et ses bottes tandis que Kei encaisse la nouvelle. L’anemös retrouve ses lunettes noires dans l’obscurité et quitte la chambre.

La docker le regarde avec surprise et fait le lien avec le garçon. Après avoir parlé de ses occupations annexes, elle révèle enfin à Haku qu’Ao lui a gratté un nouveau morceau de sa brioche avant de partir jouer dehors. Elle n’est toutefois pas en mesure de l’aider plus, si ce n’est lui conseiller d’installer l’enfant en apprentissage quelconque pour éviter ce genre de bêtise.

Haku retourne dans sa chambre farfouiller ses affaires, il sort un parchemin vierge et ouvre les volets. Miu n’est pas un fin limier mais son instinct peut les aider. Il se tourne vers Kei.

- Bon, on va quadriller la zone, il a certainement été vu par les commerçants du coin. Si jamais ça ne donne rien, il y a un truc qui peut être utile : ce parchemin créer ce qu’on y dessine. Je n’ai pas la moindre idée de ce qui peut être utile mais si tu en as une, c’est le moment.
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Kei Hynawa

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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Mer 26 Sep - 20:55


Après avoir frappé à la porte, je n’eus pas à attendre longtemps pour que l’hôte de la chambre daigne m’ouvrir. Le visage de l’hybrid apparut alors pour m’inviter à entrer. Contrairement à la veille, ses yeux n’étaient pas cachés. Cela me permit de confirmer ce que j’avais pu dire la nuit dernière. Ses pupilles étaient bien un signe de son don. Elles avaient un peu la même couleur que celle d’Ao. Mais la forme était totalement différente. De grands yeux et des pupilles toutes petites. Je n’en tenais pas rigueur. Je savais après tout qu’il venait de la Sylva, et les individus par là-bas avaient tous, ou presque, une particularité physique plus ou moins visible. Chez lui, c’était ses yeux. Ah. Et ses avants bras aussi visiblement, au vu des plumes qui les recouvraient. Il devait probablement être associé à un oiseau. Lequel ? Je n’en savais rien, et ce n’était pas ce qui m’intéressait.

En rentrant dans la pièce, je remarquai rapidement les papiers qui jonchaient le sol. Et je reconnus immédiatement la fibre artistique du gamin dont je m’occupais, aussi faible soit la luminosité de la pièce, Ao ayant tendance à prendre des couleurs vives pour dessiner. Ses dessins, d’ailleurs, ne ressemblaient à rien. Il ne savait faire que des gribouillis, tous plus nuls les uns que les autres. S’en était presque navrant. Je ne pouvais lui en vouloir, là où il avait grandi, personne n’avait dû lui apprendre à dessiner. C’était déjà même un exploit qu’il sache écriture correctement. Ce qui m’embêtait le plus c’était qu’il y avait bien les traces du passage de mon garnement mais aucune de sa présence à cet instant précis. Il s’était fait la malle avant que je n’arrive.

Mon client avait pris la parole. Tu viens pour Ao, avait-il dit. Pour quelles autres raisons serais-je venu ? Pour la mission qu’il m’avait confiée ? J’aurais attendu la soirée pour ça. Moi aussi, j’étais rentré tard hier et j’aurais préféré rester dans mon lit aujourd’hui. Mais non, ce gosse en avait décidé autrement. J’avais bien l’intention de lui faire la leçon lorsque je l’aurais sous la main. Je vais lui faire passer l’envie d’aller se balader tout seul. J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle, avait-il dit. Oui mais encore… Ao est bien venu me voir ce matin mais il n’est plus là non plus, avait-il ajouté. Non ? C’est vrai ? Quelle perspicacité ! Même moi je n’avais pas remarqué qu’il était venu par ici et qu’il n’était pas là. Il se fichait de moi… Je n’avais pas besoin qu’il me le dise pour piger que le gamin que je cherchais s’était pointé ici et était reparti. Et vu le ton qu’il employait, l’hybrid n’avait même pas du l’en empêcher. Alors qu’il est totalement au courant des risques en ce moment ! Oui, oui, j’imagine le pire. Mais comment un paria pourrait-il voir ça autrement ? Toujours à l’affut du moindre comportement suspect à son égard. A cogiter sur les bonnes paroles à dire pour ne pas éveiller les soupçons. A veiller à ne pas sortir du rang quelques soit la région dans laquelle il se trouve. Ce n’était pas possible autrement. Sous mes airs de gentil gars amical et accessible, j’angoissais intérieurement à chaque instant. Je tenais à la vie et je ne voulais pas la perdre. Je tenais aussi à ce gamin que j’avais sauvé. Je savais qu’il savait ce que j’étais et pourtant, il n’en tenait pas rigueur. D’une certaine manière, j’étais sa famille et il était la mienne. Alors lorsque Harry ajouta de ne pas m’inquiéter, ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase déjà trop plein. Je le saisis par le col et lui sortit ses quatre vérités en haussant le ton :

- "Ne pas m’inquiéter ? T’en as d’bonnes toi ! Tu débarques ici pour retrouver ton pote, la bouche en cœur mais on est pas dans ta forêt là ! T’as p’t’être une vague idée des dangers qu’il y a par ici mais t’es tellement loin du compte ! Des gens qui disparaissent y’en a tous les jours et  tout le monde s’en fout ! Lors d’une bagarre, les üniks vont ignorer le combat pour ne pas être impliqué ! Chacun vit sa p’tite vie de sorte à ne pas avoir d’emmerdes !" Je relâchais un peu ma prise sur lui avant de poursuivre d’un ton un peu plus calme. "Ao n’est qu’un gamin qui a passé toute sa vie enfermé. Il est incapable de se défendre. Et si quelqu’un s’en prenait à lui, il ne serait même pas capable d’appeler à l’aide ou d’attirer l’attention des passants, qui d’ailleurs n’en auraient rien à foutre. Tu aurais dû l’empêcher de sortir..."

J’avais lâché l’hybrid sur la dernière phrase avant de faire quelques pas en arrière. J’y étais peut être allé un peu fort. Mais au moins, j’avais lâché ce que j’avais sur le cœur. Ce n’était pas comme si j’avais l’habitude faire ça. C’était peut-être même la première fois que ça arrivait. A croire que m’être rapproché d’Aoru était plus un handicap qu’une bonne chose. J’t’avais dit de t’en débarrasser. Ce gosse t’attirera que des emmerdes.

- "Toi, la ferme, j’t’ai pas demandé ton avis et c’est pas le moment d’en rajouter une couche !"

Pendant que je me parlais à moi-même – du moins, si je pouvais vraiment dire ça – j’entendis qu’Harry enfiler ses chaussures. C’est vrai qu’il avait dit qu’il voulait demander à sa proprio si elle avait vu le gamin. Qu’elle l’ait aperçu ou pas n’allait pas changer grand-chose. Mais bon. Il faisait bien ce qu’il voulait. Pendant que l’hybrid alla interroger la vieille dame, je me permis d’ouvrir un peu plus les volets afin d’examiner les dessins du gosse. Aucune amélioration. Ils ne représentaient toujours rien. Juste des traits, des ronds et du remplissage mal fait. Je ne pourrais jamais compter sur lui pour me décrire un visage. Je soupirais. Quelle idée j’avais eu de vouloir garder ce gosse. [i]Il n’est pas trop tard. Oublies le et tu seras tranquille. Alors que j’allais répondre, Harry revint dans la chambre. Il retourna ses affaires comme s’il cherchait quelque chose tout en m’ignorant. Puis, lorsqu’il trouva l’objet de sa convoitise, il se tourna vers moi.

"Bon, on va quadriller la zone, il a certainement été vu par les commerçants du coin. Si jamais ça ne donne rien, il y a un truc qui peut être utile : ce parchemin créer ce qu’on y dessine. Je n’ai pas la moindre idée de ce qui peut être utile mais si tu en as une, c’est le moment."

- "Je ne te demande pas ton aide. Je vais me débrouiller seul. Après tout, t’es mon client. Cette histoire ne te concerne pas. Contentes toi de vérifier les deux endroits que je t’ai confié. Je ferais la même chose de mon côté tout en cherchant ce sale gosse. "

Le ton que j’avais employé était froid. Bien loin du ton amical que j’avais pu utiliser lors de nos entrevues précédentes. Ce n’était pas spécialement volontaire. C’était sorti comme ça. Je ne voulais pas de l’aide d’un client. Je ne voulais être redevable de personne. Si quelque chose arrivait au gamin, je ne m’en prendrais qu’à moi-même. Quand bien même, je lui avais fait le reproche de ne pas l’avoir séquestré. Mes émotions étaient vraiment instables en ce moment. J’étais peut-être trop stressé. Ou alors je travaillais trop. Je devrais envisager de prendre quelques vacances. Cela pourrait me faire du bien. M’enfin. Ce n’était pas pour maintenant. Le plus important était que je retrouve le nabot. Je pris congé de l’hybrid après m’être excusé de l’avoir dérangé alors qu’il commençait sa nuit.

Une fois à l’extérieur, j’inspirais à fond. Bon. Par où commencer ?

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Haku

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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Jeu 27 Sep - 1:10

Au milieu de sa chambre, Haku lutte contre le flot d’émotions qui l’oppressent. Se faire malmener par Kei n’a pas été agréable du tout mais il l’avait anticipé. Tous les parents stressent comme ça dans ce genre de situation. Si le galopin n’a pas été capturé encore, il doit vadrouiller près de la maison de Kei ou n’importe où dans les rues. Mais apparemment le petit ne connaît pas la ville autant qu’il le devrait. La description faite des dangers qu’encourt Ao fait froid dans le dos. Mais quelle idée de garder un hybrid enfermé au cœur de Nordkia ?! Ce n’est juste pas une vie.

Haku, adulte depuis peu, avait une chance de protéger l’enfant et au lieu de ça il l’a laissé suivre ses lubies de gosse inconscient. C’est de sa faute s’il lui arrive malheur alors c’est normal qu’il s’en mêle pour le retrouver. Déjà, quand un hybrid manque à l’appel, tout le monde se démène pour le retrouver, même ceux qui n’appartiennent même pas au village. Mais Kei n’a pas réagi ainsi, pire il voulait être seul, faisant barrage à la proposition de Haku de réparer son erreur, comme si ce dernier était indigne de sa confiance et il doit bien avoir raison se met à penser celui-ci.

Quel dommage qu’il n’ait pas le don de retrouver une personne particulière mais il n’a pas un odorat développé, rien d’autre qu’une bonne ouïe et une bonne vision. Pour retrouver ce dernier, il faut soit qu’il revienne tout seul, soit qu’eux accomplissent leur mission.

L’anemös cherche Miu du regard et aperçoit sa fourrure dorée sous la penderie. Elle a dû s’y cacher quand Kei s’est mis à crier. Haku s’approche d’elle et lui tend la main mais la renastu ne bouge pas, obligeant ce dernier à l’en sortir par la force et calmer ses tremblements par la douceur.

- N’aie plus peur, il est parti. Et je crois qu’il ne reviendra plus. Tu ne veux pas te rendre utile et trouver le gamin ?

Pas de réponse, évidemment. Avant de retourner se coucher, Haku range le désordre instauré par le petit hybrid. C'est comme s'il masquait les traces de sa culpabilité. Culpabilité qui ne va pas manquer d’affaiblir son moral et parasiter la mission. Les dessins sont loin d’être des chefs-d’œuvre, il aurait bien besoin de leçons de Haku. Mais ce ne sera pas possible, même si le petit se montre un jour.

Puisqu’il est déjà habillé, Haku va demander congé à son chef pour ce soir, il faut mettre les bouchées doubles cette nuit !
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Kei Hynawa

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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Jeu 4 Oct - 20:05


Je déambulais dans les rues de Nordkia à la recherche d’une piste. Aussi petite soit-elle. En sortant de chez l’hybrid, j’avais laissé tomber l’idée de retourner me coucher et d’attendre sagement le retour de mon fugueur. Je doutais fortement de la capacité d’Ao à parvenir à retrouver l’appartement vu la distance qui le séparait de l’auberge qu’il avait quittée. C’était bien trop loin et nous avions peu visité ce coin de la ville basse pour qu’il puisse s’y retrouver. J’avais alors tenté de m’imaginer à la place de l’enfant. Ce n’était pas bien dur. J’avais vécu la même chose dans mon enfance, à la différence que personne ne partait à ma recherche. C’était même le contraire. Personne ne devait connaitre mon existence. Et puis, Aoru était simplet. N’importe quoi l’émerveillait. J’étais certain que si une jolie bêbête était passé devant ses yeux, il l’avait suivi sans hésitation. C’était pour cette raison qu’il était difficile de deviner le chemin qu’il avait pu prendre. Un rien aurait pu le détourner de sa route initiale. Je soupirais. Je n’étais décidément pas rendu.

Après avoir vadrouillé une bonne heure pour rien, je fis une pause. Je m’étais installé sur le pas d’une porte. J’avais au préalable était me prendre un truc à manger. Un sandwich dégageant une forte odeur de nourriture. Je n’avais pas spécialement faim, le cas d’Aoru me préoccupant plus qu’il n’y paraissait. Néanmoins, j’avais dans l’espoir que le doux parfum de bouffe allait attirer le morphal qu’il était. L’idée initiale était pourtant bonne, tout comme celle de penser comme lui, mais les résultats étaient des plus décevants. Seuls quelques minous vinrent me tenir compagnie tandis que j’avais moi-même du mal à repérer ma position. Où est ce que t’es parti te fourrer Ao … ?

Croâ croâ

Des corbeaux me sortirent de ma rêverie. C’était rare de les entendre dans le coin. A moins qu’il n’y ait un cadavre ou de quoi grignoter pour eux. Cela m’inquiéta encore un peu plus. Et s‘il était arrivé quelque chose au petit. Qu’il était blessé et qu’il était en train d’agoniser dans un coin ? Cette pensée me fit frissonner. Pour me rassurer, je me dirigeai vers l’origine des croassements. Je craignais ce que j’allais y découvrir mais je n’avais pas le choix. Mes jambes me portaient déjà malgré moi. Je n’aurais même pas été capable de faire demi-tour. Heureusement, à mon arrivée, lorsque les volatiles s’envolèrent, ils ne dévoilèrent que des tâches de sang. Aucun corps. La quantité était trop faible pour résulter d’un meurtre. Cela provenait surement d’une bagarre. Cela ne faisait aucun doute. En reconnaissant l’endroit, je savais que je m’étais pas très loin des ghettos. Je fus soulagé. Enfin qu’à moitié. Sur place, non loin de la tâche trainait un crayon de couleur. De la même série que celle que j’avais pu voir dans la chambre de l’hybrid. Ao était passé par là. Je voulais néanmoins en avoir le cœur net. Un homme d’une quarantaine d’année semblait sortir de chez lui. Il habitait juste dans la rue où les oiseaux s’étaient rassemblés.

- " Excusez-moi. Vous savez ce qui s’est passé ici ?"

- "Ah, vous parlez de la tâche de sang ? J’ai entendu un cri dans le milieu de matinée, alors je suis vite descendu pour voir ce qui s’est passé. Vous savez, par ici, les conflits sont fréquents. Je n’aime pas la violence, alors, lorsque je peux, j’essaie de calmer le jeu. Mais là, je n’ai pas eu besoin d’intervenir. L’homme qui a perdu le sang était blessé au bras mais m’a dit qu’il s’était fait mordre par son chien. J’ai bien voulu l’aider mais il n’a pas voulu… Alors je n’ai pas insisté. "

- "Cet homme était seul ?"

- "Hmm… Je ne saurais pas dire s’il était seul ou non mais en tout cas, je n’ai pas vu l’animal en question et une autre personne était en train de trainer un sac, qui semblait un peu lourd pour lui. "

- "Vous sauriez me décrire la personne qui s’est faite mordre ?"

L’homme ne se fit pas prier. Il me donna sans sourciller les détails qu’il avait retenus de l’individu. Assez grand. Un peu rond. Cheveux très court. Yeux noisette et une tâche de naissance sur la joue droite. C’était déjà pas mal. Le quadra semblait être quelqu’un d’assez solitaire. Il me tint la  jambe une bonne quinzaine de minutes, et alla même jusqu’à me proposer d’aller prendre un verre. Etant relativement pressé, je déclinais l’offre mais lui promis de revenir plus tard, lorsque j’aurai un peu plus de temps. Un peu déçu, il me laissa tout de même partir.

Grâce à sa description, je pus facilement mener l’enquête. L’homme dont on m’avait fait le portrait habitait, en plus, dans le coin et je n’eus aucun mal à trouver son adresse. Un léger crochetage de porte avait suffi à me laisser entrer. Ce n’était pas dans mes habitudes de faire ça mais bon, je n’allais quand même pas attendre sagement qu’il daigne retourner chez lui et m’inviter à prendre un verre. Et pis, cela serait bête gâcher l’un de mes talents. J’avais fait tellement de boulots différents que je pouvais affirmer sans me vanter que j’étais capable de tout faire. Ou presque. Une fois installé dans l’appartement de l’homme à la tâche de naissance, je patientais tranquillement. Il finirait bien par rentrer chez lui. Et ma patience paya. Je ne savais pas vraiment l’heure qu’il était exactement mais il revint. Bourré. Je l’avais entendu se casser le nez sur le pas de sa porte. Sa clé était tombée au sol aussi. Il s’évertua à la rentrer dans la serrure alors que c’était déjà ouvert. Je le vis tituber et galérer à retirer ses baskets. Il ne m’avait même pas remarqué. En même temps, il semblait bien atteint… J’espérais vraiment pouvoir lui tirer les vers du nez. Un peu sur mes gardes, un homme ivre pouvant réagir de n’importe laquelle des façons, je m’étais approché de lui pour lui faire face. N’écoutant que mon intuition, je n’y allais pas par quatre chemins :

- "Salut mec, j’me présente. Je suis le responsable du gamin que t’as choppé ce matin. J’te prierais d’me dire où tu l’as embarqué si tu veux pas que j’te balance."

- "Qu’est’ce t’me chantes toi ? J’vois pas d’quoi tu m’parles. Et pis qui t’es d’abord ? Ahh ma tête… "

Je l’avais forcé à s’asseoir sur son fauteuil et je sortis de sous le coussin un arme à feu. Bah oui, j’étais pas resté chez lui à rien faire non plus. Je voulais des indices. Des preuves. Ou n’importe quoi qui aurait pu me servir pour retrouver le gosse. Et pis, j’étais tombé sur ça. Je pointais l’arme devant son nez pour le menacer. Je n’avais pas l’intention de presser la détente. Juste l’effrayer un peu pour lui délier la langue. Et je réussis mon coup.

- "J’ai passé la journée sous tension, alors tu comprendras que ma patience arrive à son terme et qu’un accident sera vite arrivé si tu te fiches de moi. J’te cause du gamin d’un mètre vingt aux yeux dorés qui t’as bouffé le bras. Où vous l’avez emmené toi et tes potes ?"

- "C’est bon calme-toi. J’vais t’dire ce que j’sais."

Il m’expliqua qu’il avait trouvé le gamin errant dans la ruelle et qu’ils leur avaient semblé être un bon candidat à la vente. C’était tout un marché parallèle qui s’était développé depuis quelques semaines. Deux lieux étaient impliqués et non pas un comme j’avais pu le penser. La boite de nuit mais également le bar où j’avais envoyé Harry. D’après l’individu, le One-Eyed-Jack n’avait qu’un rôle de stockage. Son sous-sol étant suffisamment grand pour accueillir toute la marchandise. Le Oak's-Ectoplasmic-Jokes servait pour la vente. Des hauts gradés réservait le lieu une fois toutes les dehnes et la vente avait lieu à ce moment.  Et cette fois, c’était demain. Je n’avais qu’une soirée pour aller récupérer le petit. Sans traîner, je lançais le flingue à l’autre bout de la pièce et je sortis de chez l’homme.

Je ne me rendis pas directement à la discothèque. J’étais repassé par mon appartement pour prendre la cape d’invisibilité avant de retourner sur les lieux où je savais qu’Ao m’attendait. Que l’infiltration commence.

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Haku

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MessageSujet: Re: Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]   Hier à 13:44

Au réveil, Haku regrette de ne pas s’être excusé auprès de Key pour sa désinvolture avec l’enfant et les paroles de ce dernier ont réussi à ébranler son optimisme. S’il veut retrouver Diyo ainsi que le petit Ao, il doit changer ses méthodes, quitte à prendre des risques. Une fois préparé, il sort en direction du bar Oak's Ectoplasmic jokes. Sa tenue est habituelle, il a songé à se teindre les cheveux mais a finalement rejeté l’idée. Sa couleur est certes reconnaissable le jour mais pas la nuit.

L’hybrid se trouve vite face au susnommé bâtiment. Les groupes commencent à affluer. Son espèce d’instinct lui désigne rapidement ceux qui cachent bien leur vice. Quand arrive son tour, le mec à l’entrée l’arrête avec une phrase qu’il aura entendu pour la première fois de sa vie : « Désolé, vous n’êtes pas accompagné. » L’hybrid demande une explication mais n’insiste pas longtemps sous le regard curieux des fêtards. Avec l’impression d’être jeté comme un malpropre, il passe son chemin, du moins fait-il semblant.

L’anemös éconduit n’a pas encore renoncé et part donc à la recherche d’une autre entrée. L’enseigne est encastré entre deux magasins, tous les deux fermés à l’heure où les dockers préfèrent se nourrir et boire plutôt que d’acheter du matériel ünik. L’hybrid fait le tour du pâté de bâtiments sans parvenir à trouver une ouverture. Il trouve néanmoins un mur très mal éclairé et, une fois seul, se lance dans l’escalade. La manœuvre ne lui pose aucun problème et ses bottes entrent en contact avec la tôle friable du toit, bien loin des sensations des branches d’arbres de sa Sylva. Il mesure ses chances d’être vu faibles, la lune étant quasi absente cette nuit et les lampadaires en état de marche n’éclairant pas jusqu’à lui.

L’éclaireur progresse avec précaution jusqu’à un point d’observation propice. Entre les bâtiments, il y a un couloir de verdure à peine sauvage où aucun buisson ne pousse. La communication avec la rue est barré par une palissade en bois. Cet étroite ligne de terrain vague relie deux rangés de carrés grisâtres, la plupart encombrés de bric-à-brac. Celui du bar contient des piles de chaises et évidement il y a une porte. Pas besoin d’être futé pour savoir qu’à un moment ou un autre, un employé voudra sortir pour prendre l’air. Le toit du bâtiment quant à lui, est pourvu d’une trop petite bouche d’aération pour avoir un intérêt.

Le cascadeur en herbe se rapproche du bar depuis les toits et parvient en douceur derrière la porte. Il vérifie l’entrée et celle-ci n’est même pas fermée. Le couloir est assez sombre, la lumière et l’agitation se sentent au loin et plus proche encore des originaires circulent. Haku ferme la porte en étouffant au maximum le bruit. Il a le choix entre le plancher et le sous-sol et choisit de descendre l’escalier.

Haku plonge dans le noir total et retire ses lunettes. Son don s’active et ce qui se révèle en noir et blanc devant ses yeux n’est que rangement, étagères, appareils carrés et encombrants. Après un certain temps de recherche, l’éclaireur retient un soupir de déception, il n’y a rien à fouiller, ni trace écrite, ni clés, rien. Il aurait aimé que la fille ünik ait tord mais c’eut été trop simple. N’oubliant pas qu’il est infiltré, il remet ses lunettes, remonte doucement l’escalier et prend le risque de rejoindre l’autre côté du bar.

L’hybrid rencontre un ünik et passe rapidement son chemin avant que l’autre ne lui pose des questions ou ne retienne sa physionomie. Il dépasse les toilettes et entre enfin dans la salle. Celle-ci est éclairée par les néons et les écrans d’images animées aux murs. Les tables sont occupés de dockers mais à sa surprise, quelques uns sont seuls. Le gardien à l’entrée les aurait laissé passer ? Il observe dans l’ombre, réfléchissant à une approche. Finalement, il s’assoit à côté de l’un d’eux. Celui-ci tourne à peine le regard vers lui.

- Je vous offre un verre ?
- Qui t’a recommandé à moi ?
demande-t-il en considérant Haku du coin de l’œil.
- Un gars avec un tatouage de chaîne dans le cou, invente Haku sur le coup. Voyez qui ?
- Mettons qu’oui, j’en ai un comme ça. Combien de guinée t’es capable de donner ?
- À toi, rien. Je tairais juste le fait que tu aies trahi un ami il n’y a pas longtemps.

Le docker a un tic au visage avant de récupérer son air scrutateur.
- Tu racontes quoi ?
- Oui, j’ai été trop vague, désolé, c’est une affaire de coucherie. Le truc qui te fait culpabiliser depuis une dehne ou deux. Pas besoin d’être précis pour que tu vois à quoi je fais référence. Je veux juste un renseignement, donc c’est carrément donné.
-Tu cherches quoi exactement ?
- Une « marchandise » qui ne se vend que demain à ce que j’ai compris. Tu vois ?


Haku se dégoûte lui-même du chantage qu’il fait. S’il n’y avait pas des vies hybrides en jeu, il n’aurait pas essayé… Cette espèce de sixième sens qui n’a pas de rapport avec son don est bien utile même s’il n’y comprend pas grand-chose. Il sent quand les gens cachent quelque chose mais impossible de savoir ce qui le déclenche et impossible de parler d’un tel phénomène au premier venu. Tous ses proches sont quelque part en Sylva ou ailleurs. Comme il aimerait se confier à au moins l’un d’entre eux, comprendre pourquoi il a si soudainement accès au vice caché d’une personne banale.

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Comment précipiter des retrouvailles [PV Kei Hynawa]

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