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Ecrits de hautes volées [Markus]

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Diyo

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MessageSujet: Ecrits de hautes volées [Markus]   Mar 14 Nov - 17:45

Nordkia n’est pas vraiment des plus accueillantes. Il faut dire que ses habitants ont tous un caractère bien trempé et ne sont pas du genre à vous accorder facilement leur confiance. Alors avec Diyo qui est aussi avenant qu’une tempête de neige, ce n’est pas particulièrement évident pour l’Hybrid. Et je ne parle même pas des Ghettos où il a bien failli y laisser sa peau à plus d’une reprise. *Bah ouais mais j’suis toujours bien en vie* C’est vrai que le jeune homme fait partie de ceux qui préfèrent découvrir la vie par leurs propres expériences au lieu de simplement prendre en considération les mises en garde des plus expérimentés… Ce qui l’amène à se fourrer dans les situations les plus délicates qui soient. Mais qui a aussi participé à l’endurcir, il faut bien l’avouer.

Cela dit, il sait tout de même capitaliser sur les informations récoltées à droite ou à gauche. Comme la veille au soir où il trainait encore dans l’un de ces bars particulièrement prisés des habitants. De la musique forte, de l’alcool qui coule à flot et souvent même des bagarres qui animent la soirée. Que demander de plus ? Non, effectivement, rien de tout cela n’intéresse le Phytös pas marrant qu’il est. Déjà que faire la fête chez lui ne fait pas partie de ses hobbys, alors entouré de gens qui pourraient déclarer sa mise à mort immédiate s’ils apprenaient son origine, il ne va pas s’y risquer.

Pour autant, cet endroit présente un intérêt majeur. Les ragots. Et bien qu’il ne soit pas arrivé depuis très longtemps, Diyo a vite appris à repérer les personnes qui ont des conversations présentant un intérêt bien supérieur aux simples commérages des plus insouciants. S’il avait déjà pu apprendre de cette façon que certains écrits sensibles arrivent parfois à sortir des laboratoires grâce à certains érudits véreux, ce qu’il entend ce soir-là fini de décider de son emploi du jour. Un certain marchant dénommé Markus connaitrait à peu près tous les bons plans pour mettre la main sur tout type de marchandise. Bien, la boucle est bouclée, il ne lui reste plus qu’à trouver ce fameux Markus.

Le soleil est à peine levé, les travailleurs les plus matinaux se mettent en place, et Diyo arpente déjà les rues pavées, le Tingar qui l'a rejoint pour la nuit sur ses talon. Ces deux là passent de plus en plus de temps ensemble. Ce qui n'était pas franchement gagné au départ... Heureusement le jeune félin se tient relativement tranquillement, attirant seulement la curiosité des badauds que Diyo interroge le plus innocemment du monde. Une fois de plus, il n’a pas la moindre idée des réactions que pourraient susciter ses questions, et il a déjà pu apprendre que dans certains cas, mieux vaut être plus discret et patient. Mais ce coup-ci, tout se déroule dans les meilleures conditions. Après quelques échecs, un jeune homme tout juste sorti de l’adolescence lui indique le chemin.

”J’crois bien qu’il a une boutique pas très loin d’ici. En tout cas tu d’vrais pas avoir trop de mal à le repérer, il est du genre à dépasser la foule !”

A peine quelques mots de remerciement marmonnés sur un ton désinvolte, que le brun se met en route, déjà bien trop impatient de mettre la main sur quelque chose de nouveau. Et effectivement, il n’a pas besoin de marcher encore bien longtemps pour trouver la boutique dont le gamin a sans doute voulu parler. Avec une silhouette des plus massives qui se distingue à l’intérieur, il n’y a pas beaucoup de doutes possibles. C’est donc tout naturellement que Diyo pousse la porte d’entrée, faisant comprendre au passage au Tingar que sa présence à l'intérieur de ces murs n'est pas souhaitée. Vraiment, le félin doit être dans un bon jour, se contentant de se coucher sagement pendant que son acolyte s'engouffre dans le magasin. Qui est bien vide, la plupart des habitants devant à présent être en pleine journée de travail. Et qu’il se retrouve bien embêté en se rendant compte qu’il faut à présent qu’il prenne la parole. Tout en ayant l’air le plus décontracté possible malgré la nature de sa demande.

”Hum, bonjour. Vous devez être Markus ?”

Déjà qu’il n’est naturellement pas à l’aise lorsqu’il faut mener une conversation face à une unique personne, la carrure de l’homme qui lui fait face n’est pas pour lui donner davantage confiance en lui. Heureusement qu’il est plus hermétique qu’une huitre, ne laissant rien voir de son malaise si ce n’est les quelques secondes qui s’écoulent avant qu’il ne reprenne sur un ton toujours des plus platoniques.

”J’ai entendu dire que vous aviez pas mal de marchandises en stock. Ou bien que vous savez où vous les procurer.”

Nouveau temps de pause. Il se rend bien compte que sa formulation laisse penser à quelque chose de louche. En même temps, il n’est pas vraiment sûr d’avoir l’autorisation de consulter les fameux ouvrages qu’il recherche. *J’suis déjà pas censé avoir le droit de me trouver ici…* On ne peut pas vraiment dire le contraire. Et puis, qui ici peut dire en toute honnêteté être blanc comme neige ? Il doit bien avoir l’habitude non ?

”Je suis à la recherche de documents hautement techniques concernant la fabrication des Dzêtas. Le genre de documents qui viennent directement de la source.”

Les Dzêtas. Encore une grande nouveauté pour l’Hybrid ! Evidemment, en débarquant sur le continent il n’avait pas la moindre idée de leur existence. Même s’il se doutait bien que les Üniks devaient avoir quelque chose leur permettant de décupler leur puissance, autrement ils n’auraient jamais fait le poids face aux Hybrids et leurs dons. Or, l’histoire est très claire à ce sujet. Les deux peuples ont largement les moyens de s’entretuer. Toujours est-il que cela est devenu depuis peu sa nouvelle lubie. Découvrir comment ce pouvoir fonctionne réellement. Et qui mieux que les scientifiques peuvent en parler ? Alors quand on ne peut pas leur poser les questions directement, il faut trouver un moyen détourné.

”Vous pouvez m’aider ?”
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The retailer (Markus)

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MessageSujet: Re: Ecrits de hautes volées [Markus]   Lun 20 Nov - 17:35



Tout avait bien démarré ce matin pour le gérant de la petite boutique : les clients étaient venus chercher leurs commandes dans la matinée, il avait enfin reçu la livraison de son grossiste et la plupart des objets qu’il venait d’acquérir, étaient étiquetés et placés sur les différentes étagères du magasin. Sa toute nouvelle caisse enregistreuse n’était pas encore tombée en panne et dans quelques minutes, il allait se prendre une petite pause en-cas bien méritée. Il s’empresse de se diriger vers sa réserve, maintenant que tout est en place - et que rien n’est prévu pour le reste de la matinée si ce n’est les clients ponctuels - puis sort d’un petit buffet une grosse miche de pain et un gros pot en terre d’une charcuterie locale. Il jette un œil dans le magasin et, ne voyant personne arriver, se taille une grande tranche de pain encore chaude et croustillante. Il y étale ce « Pâté Nordkien » et y hume à pleine narine ce délicat fumet qui le met en appétit ! Il mord à pleines dents dans sa tartine et… entends la clochette de la porte. Il ne peut s’empêcher de grommeler en se dépêchant de mâcher et d’avaler sa bouchée, tout en posant sa tranche de pain et sortant de cette petite réserve derrière le comptoir. Il voit un homme, entrer lentement dans le magasin, en regardant un peu autour de lui jusqu’à ce que leurs regards se croisent. Alors il se dirigea vers Markus, d’un pas collant avec son regard : transpirant de nonchalance. Ce dernier, toujours en train de finir sa bouchée, le plus discrètement possible, essaye tant bien que mal d’afficher un sourire avenant. Il acquiesça de la tête, à la première question du jeune homme face à lui, puis se dirigea vers une carafe sur le comptoir pour se servir un grand verre d’eau.

« Effectivement, hum… Excusez-moi, dit-il péniblement en déglutissant le bout de pain, voilà j’étais en train de me sustenter… Donc oui, effectivement les gens disent souvent : ce que Markus n’a pas, personne ne l’a. Comme vous pouvez le constater, le magasin est vraiment un magasin de proximité pour les habitants, pas immense, mais où l’on peut trouver de tout. Un peu l’alimentation générale, des services ou encore de la quincaillerie pure et dure. Qui d’ailleurs est la plus grosse part de mes ventes. Pour le reste, je peux avoir tout ce qui est plus ou moins trouvable sur Nordkia, ou ailleurs. »

Il commença à boire de grandes gorgées d’eau, quand son interlocuteur sortit une phrase qui eut l’effet d’une bombe sur le géant :

« Je suis à la recherche de documents hautement techniques concernant la fabrication des Dzêtas. Le genre de documents qui viennent directement de la source »

        Mppffffffuuiiitttt

Le géant venait de s’étouffer en entendant la question et avait en partie recraché dans une gerbe de milliers de gouttelettes d’eau l’ancien contenu du verre, tant par la bouche que par le nez. Et c’est en essayant de retrouver son souffle, après s’être déclenché une terrible quinte de toux, que Markus se redressa, essuya les quelques larmes qui perlaient au coin de ses yeux et qui rapprocha son visage du gamin :

« Pssschuuuut ! Plus un mot ! »

Markus regarda autour de lui, ils étaient bien seuls dans le magasin heureusement. Il tendit l’oreille pour savoir si quelqu’un aurait pu entendre depuis les escaliers menant aux étages, mais il n’y avait personne non plus. Tout en se dirigeant vers la porte d’entrée, il reprit :

« C’est quoi ces questions posées comme si de rien étaient ! Je sais qu’il n’y a personne d’autre que nous, mais tout de même, tu veux ma mort, gamin ! »


Il accrocha alors une pancarte sur la porte indiquant En livraison. Il revint alors vers son mystérieux interlocuteur et lui fit signe de le suivre dans l’atelier. Une fois dans la pièce, il referma la porte silencieusement et regarda l’auteur de ces questions douteuses d’un œil circonspect.

« Toi gamin, soit t’es pas un Ünik, soit t’es assez désespéré pour poser ce genre de questions, peut-être parce que tu as perdu le tien ou que tu veux en changer à cause d’un drame ?

C’est le genre de questions pas vraiment taboues, mais que personne ne pose jamais, selon une pseudo règle tacite disons. On ne dévoile pas forcément la nature de son Dzéta, ou de sa création à tout le monde. Même si, à contrario, on expose ou échange volontiers au sujet du « pouvoir » qu’il nous permet de développer, avec les personnes que l’on connaît. »


Tout en disant cela, il ressort de la pièce et va chercher quelque chose dans sa réserve. Il revient et la première chose que l’on peut apercevoir, dans sa main, est un grand couteau.

« Alors ? Tu veux en discuter ? »

Puis il sort d’un sac en toile une grande miche de pain et un pot de charcutaille.

« Tu m’excuseras j’ai pas fini mon en-cas tout à l’heure et j’ai un petit creux… dit-il avec un grand sourire face au jeune homme. Bon, sinon je comprend pas vraiment ce que tu cherches et ça pourrait aider d’en savoir plus sur toi. J’ai aucun souci avec les gens, peu importe qui ils sont ou ce qu’ils ont fait. Du moment bien sur qu’ils ne deviennent pas une menace. Je reviens d’un long voyage d’une dizaine d’Irs où j’ai vu beaucoup de choses. »

Il croque à pleines dents dans sa tartine et reprend, une main devant la bouche pour ne pas montrer le contenu de cette dernière à son interlocuteur :

« Je n’ai aucune raison de me méfier de toi, n’est-ce pas ? »

Il posait ces questions en détaillant à chaque instant les gestes et les regards du jeune homme, tout en laissant infuser le pouvoir de son Dzêta pour enjoindre l’autre à se détendre et en apprendre un peu plus sur lui. Markus n’était pas méchant, il ne cherchait pas à utiliser les gens, mais il voulait généralement savoir ce qu’il avait à risquer venant de ces clients atypiques, ou les mauvaises surprises qui, des fois, pouvait en découler.

« C'est terriblement bon! Tu en veux?»

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Diyo

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MessageSujet: Re: Ecrits de hautes volées [Markus]   Mer 29 Nov - 22:55

Ne jamais se fier à une première impression. Du moins d'après le dicton. Parce qu'en voyant l'animal, Diyo se demande si son info est toujours d'actualité. Ce gars qui lui fait face, qui tient cette petite boutique tout ce qu'il y a de plus lambda, qui tente tant bien que mal de lui décocher un sourire malgré le pain qui n'a toujours pas quitté sa bouche, ce gars là, il est sensé être au courant des bons plans de Nordkia ? Difficile à croire. Mais quand on est dans la situation de l'Hybrid, c'est à dire en territoire étranger - on pourrait même dire hostile - avec une connaissance plus que limitée des banalités de son environnement, on fait avec ce qu'on a. Et pour le coup, il n'a que ce grand gaillard qui lui vend sa boutique. Connaissant les bonnes manières, le brun attend patiemment que son interlocuteur finisse sa présentation. Évidemment qu'il n'est pas là pour acheter à manger...

D'ailleurs en parlant de nourriture... Ah non, c'est de l'eau qui jailli telle une fontaine d'entre ses dents. *J'ai encore dû dire une connerie...* Visiblement ! Et dans ce genre de situation, la première idée qui lui passe par la tête c'est : comment je me barre discrètement ? Mais le vendeur ne lui laisse pas beaucoup de temps pour réfléchir, lui indiquant immédiatement de baisser d'un ton. *Chut ? C'est à peu près bon signe ça non ?* Disons qu'a priori ce n'est pas un refus catégorique. Juste sa maladresse due à son manque handicapant de connaissance des Üniks qui lui joue encore de mauvais tours. Les bras le long du corps, son expression faciale ne laisse rien deviner de ce qui se passe dans sa tête. Diyo attend que son interlocuteur reprenne son souffle, se demandant un instant s'il ne devrait pas aller vérifier qu'il ne s’étouffe pas pour de bon. Il n'est pas là pour assassiner le vieux non plus.

Ah tient, peut-être qu'il peut lire dans les pensées finalement... Bah ouais mais il est comme ça Diyo. Il n'est pourtant pas du genre impulsif ou irréfléchi, mais sa curiosité est autant sa plus grande force que sa plus grande faiblesse dans cet endroit. Un peu déboussolé par la réaction de Markus, le Phytös attend d'avoir quelque chose à dire. En fait il est assez embêté. Comment ça il est déjà démasqué ?? Arf, difficile ! Son record est explosé... Enfin, il peut toujours tenter de faire bonne figure. Facile à dire mais quand on connait Diyo... Eh bien, sans grande surprise il se contente de garder le silence, toujours aussi difficile à déchiffrer. Pas sûr que ça l'aide à obtenir quelque chose du colosse ce genre de comportement. Il va peut être falloir commencer à envisager de faire un effort, ou tout ça n'aura servi à rien. *Nan, je suis sûr qu'il a bien une idée de comment faire.* Et ça forcément, ça suffit à motiver l'Hybrid !

Alors quand Markus revient en lui demandant s'il est réellement prêt à en parler, c'est sans la moindre hésitation que Diyo répond d'un hochement de tête franc, la détermination cette fois facile à capter dans son regard. Voir que Markus n'insiste pas plus pour connaitre ses origines et qu'il envisage de lui apporter de l'aide permet à Diyo de gagner en assurance. Donc d'être moins sur la défensive. Et par conséquent d'envisager de moins passer pour le dernier des mal élevés. Le voilà même qui répond à une question portant sur un autre sujet que ce pour quoi il se trouve ici même.

"Non merci, je n'ai pas particulièrement faim. Faut dire que je ne dois pas avoir les mêmes horaires ! Mais merci de proposer."

Vraiment, venant de Diyo, je peux vous assurer que c'est un énorme signe de confiance. Son cerveau a accepté de lâcher prise. Même le ton avec lequel il s'exprime laisse filtrer une partie de la reconnaissance qu'il éprouve réellement envers cet homme dont il ne connait rien, et qui pourtant accepte de discuter avec lui d'un sujet visiblement sensible. Tout en partageant ses victuailles. Il a beau être physiquement imposant, peut être est-il aussi la personne la plus accessible qui lui ait été donné de rencontrer sur ce continent. Évidement, l'Hybrid n'a pas la moindre idée de la réelle raison de ce ressentit. Mais finalement, ce n'est pas pour le desservir. Il n'a bien aucune mauvaise intention, mais sa façon de s'exprimer peut généralement faire croire l'inverse.

"Je ne cherche pas à savoir comment créer un Dzeta si c'est la question. Disons seulement que je m'intéresse à ce qui les compose. Et aux dernières avancées qui ont pu être faites récemment..."

Y a-t-il réellement eut du changement dans la technologie qui compose ces armes Üniks ? Diyo n'en a fichtrement pas la moindre idée ! Mais ça doit bien être possible non ? Tout à l'air tellement rapide ici que le renouvellement doit aussi suivre un rythme effréné. Et puis, la réalité c'est qu'il n'a pas d'idée précise de ce qu'il peut bien chercher ! Non vraiment, c'est de la curiosité pure de chercheur. Vous savez, celle qui vous dit, "je voudrais un truc qui ressemble ça, mais en vrai, je sais pas du tout si c'est faisable !" Et comme il se sent toujours aussi étrangement enclin à la conversation, Diyo continue, son regard sombre toujours planté dans celui de l'homme plus âgé.

"Je ne suis pas issu d'un milieu aisé où la connaissance s'acquiert facilement. Pourtant, j'ai toujours voulu en savoir plus sur tout. J'ai besoin d'avoir accès à ce savoir réservé aux érudits. De rattraper comme je le peux le retard que j'ai, pour pouvoir espérer un jour avoir directement accès à leur lieu de travail."

En soit, tout ce qu'il raconte est vrai. Bien entendu, il ne va pas s'attarder sur certains détails qui pourraient appuyer les doutes déjà émis par Markus. *De toute façon il ne va pas tarder à être sûr d'où je viens. S'il a vraiment beaucoup voyagé, ça ne doit pas être bien difficile...* Mais il doit également être beaucoup plus ouvert que le reste des représentants de sa race.

"Je n'ai pas beaucoup de possessions, mais si tu as un moyen de m'aider, je m'arrangerais pour que ton prix soit le mien."


Non, Diyo n'est pas spécialement doué pour les négociations... Mais là, la seule chose dont il se soucie, c'est obtenir ces fameux écrits, relatant des avancées en matière de Dzeta.
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MessageSujet: Re: Ecrits de hautes volées [Markus]   Ven 19 Jan - 12:52



« Bon… Je comprends ce que tu veux dire, enfin j’imagine. Tout le monde court après quelque chose ici bas et dans le coin c’est globalement d’avoir une vie moins pénible, pour les Nordkiens ; ou d’avoir plus d’argent ou d’influence, pour les gens d’Anathorey… Enfin il y a des nuances, mais voilà l’âme Ünik dans toute sa simplicité, je dirai… »

Il finit alors sa tranche de pain, range les affaires dans le grand sac tout en regardant de gauche à droite sans s’en rendre compte, comme pour chercher dans la pièce une réponse à la question du jeune homme. Puis, depuis sa réserve, le colosse s’écrit :

« Si ! Je sais ! »

Et en repassant la porte de l’atelier, après avoir rangé son fourbi, il affichait sur son visage comme l’expression d’une illumination.

« J’ai un contact en ville, qui bosse pour quelqu’un des Labos. Je peux lui demander s’il a vu quelque chose sortir de là-bas, voir pourquoi pas s’il n’a pas lui-même quelque chose à nous mettre sous la dent. C’est quelqu’un de plutôt sûr, mais qui ne traîne pas toujours avec les bonnes personnes. J’irai le voir ce soir si ça te va. Repasse dans la matinée demain et je te dirai ce qu’il en est ! »

Il se dirigea vers l’évier et se nettoya méticuleusement les mains en silence. Choisissant par avance les mots qu’il s’apprêtait à utiliser avec soin. Après tout, il devait toujours essayer de sortir gagnant d’une transaction, d’une manière ou d’une autre.

« Alors pour le paiement, gamin, on verra sur le moment. Tout dépendra de la difficulté à s’approprier ses infos. Si tu n’as rien, je te demanderai certainement un service en échange. Une fois rempli, je te donnerai ce que tu recherches. Ça te paraît équitable ? Après rien de difficile, il se pourrait que ce soit de faire quelques livraisons pour moi, aller me chercher du matériel ou encore me fournir une main-d’oeuvre supplémentaire sur la réparation du toit de la maison. Je ne sais pas encore ce qui m’arrange le plus, mais quelque chose de cet acabit.»

Puis il se tourna vers l’étranger et lui sourit chaleureusement :

«Bref, tu me seras redevable...»

Il laisse un moment à son interlocuteur pour engranger la dernière partie de ces informations et son implication. Il n’a pas l’habitude de prendre les gens en traître et n’aime pas vraiment ça, sauf éventuellement dans le cas de grosses hyènes qui le mérite bien. Mais après tout, l’argent n’est pas la seule manière de payer une transaction, n’est-ce pas ?

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Diyo

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MessageSujet: Re: Ecrits de hautes volées [Markus]   Mar 30 Jan - 9:06

Toujours planté débout, en plein milieu de la pièce, Diyo attend patiemment que Markus intègre tout ce qu'il vient de lui dire. Oui, même pour un Phytös il est du genre particulièrement calme est posé. Et le gérant de la boutique lui livre même quelques mots sur le comportement Ünik. Hum, fait-il ça pour l'aider ? Ah moins qu'il ne soit finalement pas certain de l'origine du brun. Non, la probabilité est désormais bien faible. Peut-être n'est-ce qu'un piège pour le garder ici plus longtemps en attendant que ceux qui font office de sécurité  viennent pour lui infliger on ne sait quelle souffrance. Après tout, dans la Sylva les pratiques ne sont pas bien différentes pour les Üniks. Pourtant, Diyo a envie d'attendre pour en savoir plus. Prendre le risque. Étrange pour le jeune homme qui montre habituellement une prudence extrême. Sûrement que d'entendre Markus lui dire qu'il a peut être une solution y est-il pour beaucoup.

- "Si tu penses qu'il vaut mieux que tu y ailles seul, alors pas de problème. Je repasserai plus tard."


Non, l'Hybrid n'est plus à un jour près. Voilà bien plusieurs semaines qu'il parcourt le continent Ünik en tous sens. Il va s'arranger pour survivre encore jusqu'au lendemain.

Ah, le colosse ne va pas le laisser repartir simplement. Pas sans rebondir sur le sujet du paiement. De toute façon ce n'est pas dans les habitudes du brun de juste demander la charité. Il faut dire qu'avec la vie qu'il a eu, il n'est pas sans savoir que rien n'est gracieusement offert. Et il faut bien avouer qu'il est beaucoup plus doué pour donner un coup de main que pour aller gagner un quelconque moyen de paiement. Il a bien déjà essayer de travailler comme le font les dockers pour réparer une erreur. Le résultat n'a pas été très concluant. Une demi journée. C'est tout ce qu'il a tenu avant de se faire sauvagement mettre à la porte. Et ce n'est pas parce qu'il y aura mis de la mauvaise foi. Au contraire.

C'est donc plutôt soulagé par la demande de Markus qu'il acquiesce. En plus de ça, passer un peu de temps en compagnie du gérant ne lui parait pas être particulièrement pénible. Il parle facilement, connait visiblement beaucoup de choses et ne se cache pas de grand chose. Ou alors il le fait très habilement en livrant une quantité d'informations largement suffisante pour garder l'attention de l'Hybrid sur lui.

-" Ca me parait honnête. Je te donnerai un coup de main."

Jusque là, tout se passe relativement bien. Rien ne lui assure encore que Markus pourra effectivement lui dégoter ce qu'il recherche, mais quelque chose lui dit qu'il a bien frappé à la bonne porte.

- "Alors, si c'est bon pour toi, je te laisse finir ta journée et je repasse demain."

Quelque part, il aurait bien été curieux de savoir qui est ce fameux contact qui bosse avec des scientifiques. Mais chaque chose en son temps. A vouloir aller trop vite, on se retrouve parfois sans rien.

- "Et merci."

Il ne lui reste donc plus qu'à patienter jusqu'au lendemain.
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